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Discours de Luc Chatel au Campus du Touquet

Mes chers amis,

 

Pendant que le Parti socialiste se réunit à La Rochelle, cette ville si belle pourtant, au bord de l’Atlantique, je voudrais vous dire à quel point je suis heureux d’être avec vous, à quel point nous sommes bien mieux, ici, rassemblés au Touquet, cette « Perle de la Côte d’Opale », sur les bords de la Manche.

 

Oui, vraiment, mes chers amis, pendant que les socialistes débattent, si j’en crois leur programme, sur le thème – attention, ne riez pas : « La sécurité, une priorité de gauche » - de l’humour en effet, à moins qu’il s’agisse en réalité d’un hommage appuyé des « frondeurs » du groupe socialiste aux échecs de M. Valls ministre de l’Intérieur…

 

Pendant que les socialistes réunis en université d’été depuis deux jours, planchent, candides, sur – je cite : « La désindustrialisation en France, pourquoi, comment » et – écoutez bien : « Que peut le volontarisme politique pour la réindustrialisation ? – une façon pour eux sans doute, de souhaiter « bon vent » à leur camarade Arnaud Montebourg qui, avec ou sans marinière, n’aura été deux années durant au Ministère de l’Industrie, que le tartarin fantasque de l’effondrement productif : deux ans, pour assister à la chute de l’investissement et à l’effondrement de la production industrielle, à des niveaux si bas que cela nous ramènent 20 ans en arrière !

 

Oui, pendant que les sections départementales du PS rassemblées, multiplient les tables-rondes sur – je cite encore : « Lutte contre les stéréotypes et Egalité » - une manière, au fond, de fêter entre socialistes l’arrivée de Mme Vallaud-Belkacem au Ministère de l’Education nationale…

 

Oui, mes chers amis, vraiment, croyez-moi, pendant que les socialistes se réunissent à La Rochelle en université d’été pour se demander -  c’est dans le programme et je cite encore et toujours : « Le droit de vote des étrangers, c’est pour quand ? »….

 

Alors, oui, je veux le dire du fond du cœur mes amis, vous dire mon bonheur d’être ici, avec vous … plutôt que là-bas, avec eux !

Vous dire à quel point nous sommes bien mieux, ici, rassemblés au Touquet, mon cher Daniel, avec mes amis Bernard Gérard, Marc-Philippe Daubresse, avec mon ami Roger Karoutchi ;

 

Avec Simon Jobart et les jeunes du Pas-de-Calais ;

 

Avec Antoine Silani et les jeunes du Nord, ;

 

A quel point, je suis heureux et fier de vous, ces centaines de jeunes, les Jeunes Pop’ en force cette belle jeunesse française, cette jeunesse de la reconquête : à vous tous, si nombreux, du fond du cœur merci ! … Merci d’être ici, merci pour ce Campus du Touquet, merci à chacun d’entre vous !

 

Mes chers amis, il faut regarder la vérité en face : la crise politique qui s’est ouverte ces derniers jours, à la veille de la rentrée, est extrêmement grave.

Elle est grave, car elle ne fait que surajouter à la crise économique qui frappe notre pays.

 

François Hollande avait ajouté la crise (économique) à la crise. Il ajoute une crise politique à la crise économique.

 

Elle est grave, car elle crée pour la gauche au pouvoir une urgence politique qui ne fait que retarder les réponses immédiates qu’exige l’urgence économique.

Elle est grave, car elle alourdit la très profonde crise de confiance que traverse la société française.

Elle est grave car elle affaiblit notre pays.

 

Tout occupée à colmater sans fin les brèches d’une majorité qui n’est plus que l’ombre d’elle-même, la gauche au pouvoir est comme tétanisée, incapable de faire face à l’urgence économique.

Nous nous trouvons face à un exécutif qui semble comme désarmé face à l’urgence. Le ministre du travail lui même ne disait-il pas il y a quelques jours « ca va être difficile de faire baisser le chômage »… Un exécutif dont l’apathie et l’absence de tout sens de la réactivité ne cessent de m’étonner.

 

Le 14 août dernier, lorsque l’INSEE révèle que notre pays enregistre une croissance nulle aux deux premiers trimestres 2014, que se passe-t-il ? MM. Hollande et Valls mobilisent immédiatement les ministres concernés ? Non. Une réunion de travail se tient aussitôt dans l’après midi à Matignon, à Bercy ? Non, M. Sapin se contente de commenter les chiffres à la radio, par téléphone depuis son lieu de vacances !

Dès mardi soir, au moment même où était annoncé le nouveau gouvernement, je l’ai dit en m’adressant au Premier ministre : ce n’est pas un casting qui fera une sortie de crise !

 

La seule question qui compte, sans réponse à ce jour, c’est : MM. Hollande et Valls sont-ils encore aujourd’hui en situation de gouverner ?

Pour le dire clairement :

 

Quelle est la ligne politique de ce nouveau gouvernement ?

Celle qui a conduit à une croissance nulle, à un déficit à plus de 4% et à mille chômeurs de plus par jour ?

Et surtout, avec quelle majorité ?

 

La crédibilité politique de MM. Hollande et Valls est si faible désormais, (comment faire encore confiance à un président qui le 1 juillet annonce la reprise et le 15 aout constate la récession …) qu’on a le sentiment que le pays est en « pilotage automatique »… Y-a-t-il encore un pilote dans l’avion ? Voilà ce que se demandent les Français, mesurant dépités l’incapacité de nos gouvernants…

 

Et l’Université d’été de La Rochelle vient cruellement souligner le désarroi de l’exécutif face aux divisions irréparables d’une majorité en lambeaux. Ni soutien européen, ni soutien des Français, ni de la majorité, ni du parti, ni même du gouvernement. Apres la croisade en pédalo, la transat en solitaire !

 

Les socialistes sont au pouvoir, un socialiste occupe la présidence de la République, un socialiste dirige le gouvernement. Et les socialistes, ceux-là mêmes qui sont sensés gouverner notre pays, se réunissent à La Rochelle, c’est là le thème de leur Université d’été nous explique M. Cambadelis, pour … « se réinventer » ! C’est le moment !

Et nous ne devrions pas être inquiets ?

 

En voyant M. Montebourg qui, à peine sorti du gouvernement, fait son entrée à La Rochelle sous les ovations ?

En entendant les frondeurs dans une salle comble, expliquer : « ici, c’est le cœur du PS, c’est la majorité du PS. Nous sommes majoritaires, c’est Valls qui devra s’incliner » …avant d’être rejoints par Mme Taubira elle-même, encore ministre et numéro 4 du gouvernement Valls ?

 

Ce n’est pas à l’Université d’été du PS que M. Valls doit venir pour trouver une majorité et rendre des comptes, c’est devant la représentation nationale !

Dès mardi, je l’ai dit en m’adressant au Premier ministre : engagez sans attendre la responsabilité politique de votre gouvernement sur un discours de politique générale !

Devant les Français, à la télévision, M. Valls s’est contenté d’éluder : « peut-être en septembre, ou en octobre »… Et pourquoi pas Noël, Pâques ou la Trinité ? Combien de temps encore doit durer la crise institutionnelle qui paralyse notre pays ?

 

Je pose la question, à nouveau, très solennellement. C’est un appel que j’adresse au Premier ministre, ici, avec vous, mes chers amis.

C’est l’appel du Touquet que nous lançons ensemble aujourd’hui - pour peu qu’on veuille nous entende à La Rochelle et prêter l’oreille à l’opposition :

 

« Notre pays ne peut pas se payer le luxe de s’enfermer dans une crise politique durable digne de la 4ème république.

 

Prenez vos responsabilités M. Valls. Ayez enfin le courage d’y mettre un terme.

Êtes-vous, oui ou non en situation de gouverner ? Sur quelle ligne politique ? Et, avec quelle majorité ?

 

Allez devant l’assemblée nationale, présentez votre politique et demandez la confiance c’est cela la démocratie !

 

Affrontez sans peur la représentation nationale. Et si la confiance vous est refusée, vous n’aurez plus d’autre choix, avec M. Hollande, que de retourner devant les électeurs, de rendre la parole aux Français !

Oui ou non M. Valls, entendez-vous respecter la parole de la France sur l’objectif des 3% et engager enfin une baisse massive de la dépense publique comme vous le défendiez hier ? Ou reculerez-vous, en vous contentant de ralentir la hausse des dépenses comme vous le faites aujourd’hui ?

 

Oui, ou non, M. Valls, entendez-vous engager une baisse immédiate et massive des charges des entreprises, à travers la TVA-compétitivité que vous défendiez hier ? Ou reculerez-vous, en vous contentant des baisses de charges sans fin différées et d’un « Pacte de responsabilité » qui apparait désormais, comme le symbole de l’incapacité pour l’exécutif de passer de la parole aux actes ?

Oui, ou non, M. Valls, entendez-vous lever le tabou des 35h, comme vous le défendiez hier et comme semblait le souhaiter avant d’entrer au gouvernement M. MACRON ? Ou reculerez-vous en défendant le statut quo comme vous semblez le faire aujourd’hui ?

 

La condition de votre autorité, M. Valls, ce n’est pas de sur-jouer sans fin le débat des primaires socialistes avec M. Montebourg.

C’est d’avoir le courage de mettre fin à la crise politique qui affaiblit notre pays, en posant en urgence la « question de confiance », dès la cession extraordinaire du 9 septembre prochain ! »

 

Voilà, mes chers amis, l’appel que nous lançons, ici, aujourd’hui, rassemblés au Touquet !

 

Il est temps, mes amis, en effet. Car la comédie a assez duré.

M. Montebourg l’a reconnu lui-même, lors de la passation de pouvoir à Bercy : « il faut savoir quitter la scène, quand on ne sait pas jouer plus longtemps la comédie » a-t-il expliqué.

Cette comédie, M. Hollande en porte toute la responsabilité. Elle dure depuis deux ans.

 

Elle s’est amplifiée il y a cinq mois, lorsqu’il a choisi de nommer à Matignon celui qui, pour exister au Parti socialiste, a joué la différence en se posant comme le partisan d’une  politique de l’offre ; et à Bercy, celui qui a mis ses talents de bateleur au service d’une politique de la demande.

 

Incapable de décider, incapable de trancher, M. Hollande a fait le choix de la « synthèse molle » - symbole d’une hypo-présidence dont les Français ne veulent plus.

Une comédie qui se joue autour d’un texte bien rodé et une intrigue qui s’appuie sur un faux-semblant : le fameux thème des  « politiques d’austérité ».

Comme si on pouvait parler de politiques d’austérité alors que les dépenses n’ont cessé d’augmenter ? Austérité, lorsque les déficits dépassent les 4% ? Austérité, lorsqu’on recrute ¬60 000 postes de fonctionnaires supplémentaires dans l’éducation nationale ?...

 

Une politique qui va dans le mur, oui ; d’austérité, non !

Une comédie, mes chers amis, qui, ces derniers jours, pour M. Valls, fut la « comédie de l’autorité ».

 

Oui, à la télévision, M. Valls nous a joué la comédie de l’autorité… devant des Français, éberlués qui, chaque jour qui passe, constatent à quel point l’exécutif en réalité, n’a jamais été aussi faible.

Vous savez, l’autorité, lorsqu’on se sent obligé de la réaffirmer, c’est qu’elle ne va plus de soi.

 

Et en entendant M. Valls mettre en scène à la télévision son « acte d’autorité », on pensait immanquablement à M. Fabius, il y a trente ans, dans un débat face à Jacques Chirac, se sentant obligé de préciser, pathétique : « mais vous parlez au Premier ministre de la France » !

 

Mais à La Rochelle, la « comédie de l’autorité » a fait long feu.

Il a suffit du discours d’ouverture du Premier secrétaire.

 

Souvenez-vous de M.Valls à l’Université d’été du Medef : « Je refuse comme le président de la République un face-à-face absurde avec l’Allemagne, faisons attention au projet européen».

Patatras ! Ecoutez plutôt le discours d’ouverture de M. Cambadelis :

 

« Madame Merkel nous fait la leçon. Madame Merkel nous dit des choses un peu désagréables et assez déplacées sur notre manière dont la France se réforme. La France n'est pas un Land allemand ».

Manifestement, les déclarations d’amour du Premier ministre pour l’entreprise, pour l’Allemagne ou pour l’Europe, n’ont que peu marqué le Premier secrétaire du Parti Socialiste !

A la décharge de M.Cambadelis, reconnaissons qu’il y a de quoi s’emmêler les pinceaux.

 

Qui, avant de partir en vacances, annonçait que la rentrée allait être difficile et s’en prenait à l’Allemagne et à l’Europe, exigeant un changement de politique ? C’est M. Valls. C’est aussi M. Hollande, à la veille du Conseil des ministres de rentrée.

 

Il est vrai qu’avec M. Hollande, c’est devenu une habitude. Croissance nulle, chute des investissements, explosion du chômage et des déficits, ce n’est jamais de sa faute.

Pendant deux ans, ça a été la faute à Sarko. Maintenant, c’est la faute à l’Euro.

 

M. Hollande, c’est un peu le Gavroche de la scène politique européenne : je suis tombé par terre, c’est la faute à Merkel, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Sarko…et je vous laisse terminer la chanson.

Mais la réalité, mes chers amis, c’est qu’aujourd’hui, ce n’est pas l’Europe qui est un problème pour la France ; avec M. Hollande, c’est la France qui est devenu un problème en Europe !

Ce sont eux qui voudraient donner des leçons de bonne gestion à l’Allemagne ? Quelle indécence !

 

Je rappelle que la croissance allemande atteindra cette année 1,7 %, elle a un budget à l’équilibre et 5 % de chômage… Oui, la comédie de l’autorité pour M. Valls a échoué dans le port de La Rochelle dès l’ouverture des Universités du PS.

Mais le coup de grâce est venu de l’inénarrable Mme Taubira.

 

« Désormais, il n’y a qu’une seule et même ligne au gouvernement », se réjouissait M.Valls après le départ de M. Montebourg.

C’était sans compter avec Mme Taubira !

 

 « Nous sommes majoritaires, c’est à Valls de s’incliner » clamaient les frondeurs du PS lorsque la Garde des Sceaux, numéro 4 du gouvernement Valls 2,  les a rejoint hier à La Rochelle, sous les ovations.

M. Valls a acté le départ de M. Montebourg, exigé celui de M. Hamon et de Mme Filipetti. Mais dans cet incomparable « acte d’autorité », il avait oublié Mme Taubira !

 

Mais le moment fort de la comédie, mes chers amis, s’est joué cette semaine aux universités d’été du Medef.

 

« J’aime l’entreprise » !

M. Valls aime les entreprises. Mais il les aime, comme le dit la chanson en « paroles, paroles, paroles… ».

 

Quand on aime, on ne se contente pas de mots, on passe de la parole aux actes. Quand on aime, on ne ment pas. Quand on aime, on ne stigmatise pas, on soutient, on protège, on encourage… Vous aimez tellement l’entreprise M. Valls, que la politique du gouvernement à l’égard des entreprises, pourrait se résumer d’une formule simple : le matraquage fiscal immédiat, les baisses d’impôts sans fin différées.

Vous aimez tellement les entreprises, M. Valls, que la politique du gouvernement, c’est 30 milliards d’impôts et taxes nouvelles pour les entreprises, quand à peine 10 milliards leur ont été restitués.

 

Vous aimez tellement les entreprises, M. Valls, que le « Pacte de responsabilité », s’est surtout traduit concrètement, comme une occasion pour le gouvernement de souligner que les entreprises ne prenaient pas les leurs !

Vous aimez tellement les entreprises, M. Valls, que la fiscalité que vous appliquez aux entreprises françaises est supérieure, quand elle n’est pas multipliée par deux, par rapport à la moyenne de la fiscalité des entreprises de nos partenaires européens !

 

Voyez-vous, M. Valls, moi aussi, j’aime les entreprises. Je suis moi-même un homme d’entreprise.

J’aime les entreprises ! Voilà pourquoi je propose de ramener le taux de l’impôt sur les sociétés de 38% actuellement aux 30% de la moyenne européenne :

Êtes-vous prêt, M.Valls, à prendre cet engagement dès la loi de finance pour 2015 ?

 

J’aime les entreprises ! Voilà pourquoi je propose de baisser la taxation des plus-values que vous avez portée à 60%, alors qu’elle est de 30% en moyenne chez nos partenaires européens ?

Êtes-vous prêt M. Valls, à vous engager sur trois ans à diviser par deux cet impôt qui pèse sur nos entreprises et sur l’investissement ?

 

Oui, j’aime l’entreprise ! Voilà pourquoi, alors que la politique conduite depuis deux ans a provoqué un effondrement de l’investissement des entreprises, je propose de défiscaliser sur une durée de deux à trois ans tous les investissements.

 

Êtes-vous prêt M. Valls, à vous engager à prendre dès maintenant une telle mesure d’urgence pour nos entreprises ?

 

J’aime l’entreprise ! Et, ma conviction, c’est qu’il est urgent d’ouvrir le dossier des 35h. La crise, l’urgence économique doit nous conduire à sortir enfin des 35h en donnant de la liberté aux entreprises !

De M. Valls à M. Macron, on est en droit de se demander s’il n’y a pas une malédiction de la gauche au pouvoir : à gauche, on peut considérer la fin des 35h comme une exigence à la veille d’être ministre…il suffit de devenir ministre pour le lendemain considérer que les 35h, c’est sacré, défense absolue d’y toucher !

 

Vous-même, Monsieur le Premier ministre, candidat, vous indiquiez encore que la fin des 35h était inéluctable, que la droite n’était pas allée assez loin :

Êtes-vous prêt M. Valls à passer de la parole aux actes sur les 35h ?

 

Au fond, mes chers amis, les « frondeurs » aujourd’hui, dépassent de loin le seul cadre des Universités d’été de La Rochelle, bien au-delà du seul Parti socialiste.

Par delà même les clivages et les sensibilités, c’est chacun de nos compatriotes, qui est en passe de devenir un frondeur face à François Hollande et à M. Valls.

M. Hollande a joué la démagogie la plus absolue le temps d’une campagne présidentielle. Il se trouve aujourd’hui, face à un champ de ruines.

 

Charles Péguy, ce grand poète mort il y a 100 ans au champ d’honneur, l’écrivait mieux que personne : « le triomphe de la démagogie est passager. Mais les ruines sont éternelles ».

 

Aujourd’hui, mes chers amis, face à cette situation exceptionnelle et inédite nous devons prendre nos responsabilités !

Entre un Front National dont chacune des propositions conduirait immanquablement à ruiner notre pays, et un PS qui a commencé à le faire, y a-t-il encore une alternative possible ? Et, pour les Français, un autre choix possible et, au fond, pour la France, un espoir ?

 

En prenant mes fonctions de secrétaire général de notre Mouvement en juin dernier, je me suis dit :

 

Nous avons 150 jours d’ici à un Congrès qui doit ouvrir une nouvelle ère pour l’UMP. 150 jours pour sauver la première force d’opposition dans notre pays – seule capable d’offrir une alternative crédible.

Depuis 2012, nos militants ont pourtant connu tant de déceptions, jusqu’à la crise qui a secoué notre Mouvement à l’issue des élections européennes.

Je me suis donné 150 jours pour permettre à l’UMP de changer d’époque.

 

Il a fallu faire et nous avons fait ce qu’aucun mouvement politique n’avait fait avant nous : nous avons fait la transparence.

 

Après la transparence, j’ai souhaité ouvrir une seconde étape : celle de l’exemplarité. Les partis politiques ne doivent plus échapper aux règles qui s’imposent à n’importe quelle entreprise.

 

Nos élus eux-mêmes, nos parlementaires ont été au rendez-vous de ce changement d’époque : à mon arrivée, un peu plus de 80% de nos parlementaires ne payaient pas leurs cotisations ; ils sont désormais près de 80% à l’avoir fait. C’est une tendance qui s’est inversé, un changement culturel qui s’est amorcé.

 

Oui, nous sommes en train de changer d’époque. Peut-être même avons-nous créé un précédent qui s’imposera demain à toutes les formations politiques – et on n’y échappera ni rue de Solferino, ni au château de Montretout !

Oui, face à la tentation de la fronde généralisée et de division du pays, nous devons répondre par le rassemblement et incarner un espoir.

 

Je parlais de 150 jours d’ici à ce Congrès de novembre qui doit ouvrir une nouvelle ère.

 

En faisant de ce Congrès une élection transparente et incontestable.

 

150 jours pour vous redonner la parole. Je veux vous remercier tous d’être au rendez-vous :

 

au 30 juin 2014, l’UMP enregistre très exactement 51 502 adhérents de plus qu’à la même date en 2013, dont 27 000 nous rejoignent pour la première fois.

 

Je parlais de 150 jours. 150 jours pour créer les conditions d’un rassemblement très large derrière celui que nos militants désigneront en novembre prochain  - et le moment approche mes amis, nous sommes aujourd’hui à J-90 !

 

J-90 avant un Congrès dont nous devons faire l’occasion d’un débat apaisé, qui permette de nous rassembler autour d’une ligne politique et, au fond, autour d’une ambition pour le pays.

 

Vive l’UMP, Vive la République, et Vive la France !

 

 

Luc Chatel

Secrétaire général de l'UMP

 

 

Seul le prononcé fait foi

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