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Jean-François Copé : « On ne peut pas décemment parler de politique familiale si on n’a pas le courage de poser le problème des femmes dans la société »
« Non, avoir des enfants ce n’est pas une niche fiscale ! Il est scandaleux, comme le fait le PS, d’opposer les Français qui ont des enfants à ceux qui n’en ont pas et de confondre politique familiale avec politique sociale, politique familiale avec politique redistributive ».
Députée de la Moselle, Anne Grommerch a ouvert avec force et conviction la réunion thématique de l’UMP organisée ce mardi 14 février sur la famille en invitant les 500 personnes présentes à s’interroger sur les nouvelles mesures à mettre en place pour pérenniser cette politique que le monde nous envie plutôt que de la détruire comme l’envisage François Hollande par ses propositions visant à supprimer les quotients familial et conjugal, à brouiller l’image de l’institution qu’est le mariage ou encore ses propositions dangereuses sur l’euthanasie parce que contraires à notre conception de la dignité de l’être humain et du respect de la vie.
« Lieu d’apprentissage des rapports humains, lieu de socialisation », la famille est aux yeux de Jérôme Chartier, député du Val d’Oise et délégué général-adjoint de l’UMP, « indispensable au bon fonctionnement de la société. Elle permet de conserver la cohésion sociale ». A l’origine de cette réunion thématique, Jérôme Chartier avait à cœur de montrer combien le président de la République faisait de la promotion de la famille un des piliers de l’action de la majorité (103 milliards d’euros par an, soit 3,8% du PIB) au travers de nouvelles mesures visant à accompagner la mutation de la société.
Président des Familles de France, Henri Joyeux, opposé fermement au matraquage des classes moyennes tel que le propose François Hollande, fait l’inventaire de ces évolutions auxquelles la société doit s’adapter : familles monoparentales, familles recomposées entrainant une redistribution de l’autorité, féminisation dans le monde professionnel nécessitant de nouvelles réponses. Sans oublier la communauté éducative encore un peu trop rétive à ouvrir ses portes. « Depuis trop longtemps il y a une barrière infranchissable entre la communauté éducative et les parents. Il faut absolument changer le regard des enseignants vers les familles et vice-versa », relève Henri Joyeux.
Un inventaire que Claude Greff, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, traduit par les mesures concrètes de soutien à la parentalité initiées par le « président de la République soucieux que la société s’adapte à ces nouveaux mode de vie » : créations de crèches, de maisons d’assistantes maternelles, de jardin d’éveil…
« Une politique volontariste qui accompagne le mouvement de féminisation », observe Roselyne Bachelot appréciant que « l’égalité entre hommes et femmes fait partie de nos valeurs. Une égalité ni achevée, ni définitivement acquise « , poursuit Roselyne Bachelot, soucieuse d’ « infuser partout une culture de l’égalité ». Et préoccupée par le fait que la monoparentalité (1 famille sur 5 et 85% de femmes isolées) soit devenue un facteur de précarité. D’où l’initiative du contrat unique d’insertion, démarche globale d’insertion sociale et professionnelle « malheureusement mise en œuvre par les seuls présidents de conseils généraux UMP, les autres, ceux de gauche, la refusant par dogmatisme politique ».
Travailler à l’égalité salariale entre hommes et femmes est également une urgence pour la numéro 2 de la CFE-CGC, Caroline Couvert, qui attend d’un parti politique « une vision, une ambition pour les salariés ». Son message est clair : « la conciliation des temps de vie est de la responsabilité sociétale des entreprises. Travailler sur ces sujets c’est augmenter le présentéisme et la productivité. Quand les parents ont la possibilité de bénéficier de crèches d’entreprises ou d’interentreprises c’est de la sérénité assurée. Et surtout une logique de gagnant-gagnant », poursuit Carole Couvert qui serait favorable à la politique de la carotte et de bâton (sanctions ou récompenses fiscales) pour que les politiques de l’égalité salariale, la conciliation des temps de vie soient mises en œuvre dans le monde de l’entreprise. « Mais, ajuste-t-elle, nous réussirons que si nous avons la volonté conjuguée des politiques, des chefs d’entreprise mais également des leaders syndicaux ».
Jean-François Copé acquiesce avec Marie-Jo Zimmermann, députée de la Moselle, tous deux auteurs d’une proposition de loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance et à l'égalité professionnelle,votée en janvier 2011. « On ne peut pas décemment parler de politique familiale si on n’a pas le courage de poser le problème des femmes dans la société. Cela engage les femmes mais également les hommes », souligne Jean-François Copé « fier » que le taux d’activité professionnelle féminin soit aujourd’hui très élevé, à hauteur de 85%.
Mais son regard est déjà sur un autre combat « essentiel » : la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle pour les femmes comme pour les hommes. « Dans une société moderne comme la nôtre, ce ne doit plus être l’apanage des mères : les pères sont aussi pleinement concernés » glisse Jean-François Copé souhaitant que « davantage d’hommes se mobilisent aux côtés des femmes dans ces combats essentiels pour l’égalité entre les femmes et les hommes ».
Seul parti qui défende réellement la famille, l’UMP s’engage à tout faire, comme depuis 2007, pour préparer et protéger avenir des enfants de France, en soutenant les famille et en réformant notre pays. Depuis cinq ans, nous n’avons cessé, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, d’améliorer notre politique familiale sur tous ses aspects :
Hausse d’1,5 Mds€ des allocations familiales grâce à leur revalorisation en fonction de l’inflation ;
Amélioration du système de garde : notre objectif de création de 200 000 places supplémentaires de garde d’enfants est atteint ;
Meilleur accueil des enfants souffrant d’un handicap : 90% d’entre-eux sont scolarisés à temps complet en milieu ordinaire, soit une augmentation de 60% depuis 2006 ;
Suppression des droits de succession pour 95% des Français, soit 13,6 milliards d’euros rendus aux familles en 5 ans ;
Développement de l’offre et de l’accès au logement, première préoccupation d’une famille (construction de 600 000 logements sociaux en 5 ans, création d’un prêt à taux zéro pour les primo-accédants, accroissement de 30% des droits à construire sur un terrain pour que les familles puissent augmenter la taille de leur maison si elles doivent accueillir grands-parents, enfants ou petits-enfants) ;
Adaptation de notre politique familiale aux évolutions de la famille en France depuis 1945, avec le renforcement des aides aux familles monoparentales (21% des familles élevant des enfants mineurs) ou le rapprochement des droits entre les couples mariés et pacsés dont les régimes fiscaux et successoraux ont été alignés ;
Pérennisation du financement de notre politique familiale en transférant une part de son financement des charges sociales vers la TVA et la CSG sur les revenus du patrimoine, qui présente une assiette plus large et plus stable ;
Revalorisation des droits et des devoirs avec la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire. Cette mesure a déjà permis a plus de 98% des 33 000 enfants dont les parents ont reçu un avertissement de regagner leurs classes.
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Madame, Monsieur,Face à la crise, nous voulons que la France garde la maîtrise de son destin. Nous voulons protéger et préparer l’avenir des enfants de France.Nous croyons en la France. Nous sommes convaincus que notre nation dispose d’atouts considérables pour réussir dans le monde de demain. Notre histoire, notre diversité et notre...