Pour Jean-François Copé, « François Hollande fait œuvre de légèreté »
« Spontanément il aurait pu dire que l’adversaire principal à combattre était le chômage, qu’il fallait lutter contre et mobiliser prioritairement le pays autour de cet objectif. Mais non, François Hollande a choisi pour adversaire principal le monde de la finance. Si ses propos ont provoqué les applaudissements de la partie gauche de son électorat, ils ont surtout montré combien le candidat socialiste était en décalage total avec les réalités du monde d’aujourd’hui et de demain ».
Lundi matin, après une interview au Figaro puis à RTL, Jean-François Copé a tenu, lors d’un point-presse au siège de l’UMP, réagir au premier meeting de François Hollande.
« Pas un seul Parti socialiste en Europe et au monde n’a choisi cet angle », observe Jean-François Copé, dénonçant le déploiement de « démagogies et de caricatures » de François Hollande pour flatter l’aile gauche de la gauche et les supporters de la démondialisation. « Choisir de réguler le monde de la finance cela aurait eu du sens mais le prendre comme adversaire c’est dans la même veine de ses dernières sorties sur la destruction de la filière nucléaire et de tous ceux qui travaillent pour cette industrie de pointe, de la destruction du quotient familial, de la remise en cause de la réforme de la retraite », pointe Jean-François Copé.
Plus étonnante encore cette affirmation du candidat Hollande affirmant que s’il était élu, il règlerait à lui seul la convertibilité de la monnaie chinoise, qu’il renégocierait le traité européen. « Il fait œuvre de légèreté », estime Jean-François Copé s’interrogeant sur les flous, les absences de précisions et la démagogie de François Hollande.
Flou sur son programme de redressement des finances : comment parvenir en effet au retour à l’équilibre des finances publiques en 2017 (contre 2016 tel que prévu par l’engagement de la France ) lorsqu’il confirme les 60 000 postes d’enseignants, les 150 000 contrats d’avenir, les 5 000 postes dans la police et la justice, l’arrêt du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux... François Hollande précise que ces mouvements se feront dans la compensation. Cela veut dire que l’on retire des moyens humains ici pour les mettre là mais sans préciser quelles administrations et quels services seraient concernés.
Démagogie lorsqu’il veut doubler le plafond du livret A pour financer davantage de logements sociaux. « Le problème des logements sociaux n’est pas un problème financier mais un problème foncier », recadre Jean-François Copé.
Démagogie incantatoire lorsque François Hollande évoque la sécurité. « La République les rattrapera » lance, à propos des délinquants, le candidat d’un Parti socialiste qui supprimerait les lois sur les peines plancher, sur la récidive, sur la rétention de sécurité et qui désarmerait les policiers municipaux. « Alors, avec quels moyens assurer la sécurité des Français », interroge Jean-François Copé
Démagogie encore lorsque le candidat du PS veut inscrire la loi de 1905 dans la Constitution. « Le principe de la laïcité est dans la Constitution de la Vème République *», souligne Jean-François Copé s’étonnant que cette proposition vienne du candidat d’un parti qui n’a pas voté la loi contre le port de la Burqa dans l’espace public et dont des membres influents ont réservé spécifiquement des créneaux de piscine pour femmes musulmanes (Martine Aubry à Lille) ou n’ont trouvé rien à redire sur les prières dans les rues (Daniel Vaillant à Paris).
« Une fois les lampions de la fête éteints, il reste les jolies phrases, la promesse du passage toute l’année du Père Noël. Cela est éclairant du combat politique de François Hollande », observe Jean-François Copé pour qui le candidat socialiste, n’est pas à la hauteur des enjeux.
« Aujourd’hui nous sommes les seuls dans la majorité et à l’UMP à avoir un discours de vérité en toute transparence. A parler et agir pour la compétitivité, la réindustrialisation du pays, le financement du travail et de la protection sociale, pour la protection des citoyens. Nous sommes les seuls à avoir défendu et nous être engagés dans des réformes structurelles pour moderniser notre pays, l’adapter aux enjeux d’aujourd’hui et de demain et ainsi préparer et protéger l’avenir de nos enfants ».
* La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion.
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