publié le 19/05/2013 | Travail, économie, emploi
Une fois au pouvoir, il nous faudra réécrire le texte sur le mariageLa crise s’aggrave et François Hollande la nie

La semaine qui vient de s’écouler est un symbole d’un an d’échecs de François Hollande.
Il y a eu l’échec sur l’économie avec la récession qui frappe la France. La responsabilité personnelle de François Hollande est engagée puisqu’il a, d’un côté, abrogé toutes les réformes que nous avions mises en place avec Nicolas Sarkozy en faveur de la compétitivité (défiscalisation des heures supplémentaires, TVA anti-délocalisation…) et, de l’autre, pris des mesures qui nuisent à l’emploi (augmentation du coût du travail pour financer le retour partiel à la retraite à 60 ans, plus de 30 milliards d’impôts nouveaux qui ont étranglé les entreprises et les ménages).
Il y a eu aussi l’échec sur la sécurité avec les violences du Trocadéro, qui ont révélé une impunité intolérable envers les casseurs et une impuissance inexcusable du Préfet de Police. Une fête populaire a été gâchée, un quartier saccagé, des habitants terrorisés, l’image de Paris et de la France écornée. Des dérapages étaient prévisibles mais le dispositif de sécurité a été sous-dimensionné. Comment comprendre cette si faible mobilisation des forces de sécurité quand les manifestations pacifiques contre l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe donnent lieu à des déploiements massifs de la police ? Ce « deux poids, deux mesures », cet amateurisme du Préfet de Police nous interpellent. La seule décision qui s’impose, c’est la démission du Préfet de Police qui a accumulé les erreurs et fait preuve de son incompétence. Si le Préfet n'est pas démis, la question du départ de Manuel Valls sera posée.
Dans ce contexte, François Hollande disposait, avec sa conférence de presse du 16 mai, d’une occasion unique de réagir en annonçant un changement de cap et des décisions fortes. Malheureusement pour les Français il s’est livré à un incroyable exercice d’autosatisfaction renvoyant toutes les fautes à ses « prédécesseurs » et affirmant contre toute évidence que tout allait mieux depuis son arrivée au pouvoir. Il a notamment affirmé que la France n’allait pas plus mal que l’Allemagne alors que notre taux de chômage est deux fois plus important qu’outre-Rhin ! Il s’est évertué à expliquer que le chômage allait baisser avant la fin de l’année alors qu’aucune reprise économique n’est en vue et que tous les indicateurs sont dans le rouge –investissement, production, consommation-. Il a donné des leçons sur les retraites lui qui s’était engagé contre la réforme de 2010. François Hollande est décalé, déconnecté, coupé des réalités de notre pays. La crise s’aggrave et il la nie. Cette erreur d’analyse est dramatique.
Nous ne pouvons plus continuer ainsi. Il faut d’urgence alléger le poids de l’État dans l’économie pour libérer les énergies créatrices et de l’autre relever le niveau d’exigence sur les questions de justice, de sécurité, d’immigration et de laïcité.
Contrairement à ce que pense François Hollande, les efforts demandés aux Français ne doivent pas être de payer plus d’impôts mais de travailler plus.
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