Les éditos de Jean François Copé

Dix mois de Présidence Hollande et quatre engagements qui sont quatre échecs cuisants

Dix mois de Présidence Hollande et quatre engagements qui sont quatre échecs cuisants

François Hollande avait personnellement pris quatre engagements devant les Français pour l'année 2013 : obtenir une croissance à 0,8%, ramener les déficits publics à 3% de la richesse nationale, ne plus augmenter les impôts, et « inverser » la courbe du chômage.

Samedi 23 février, au Salon de l'Agriculture, il a été obligé de reconnaître qu'il avait échoué sur tous les points : la croissance ne sera pas de 0,8%, mais de 0,1% ; les déficits publics seront plus proches de 3,7% que de 3% ; les impôts vont « subsidiairement » augmenter ; le chômage s'approchera des 11%. Ce désastre, François Hollande en est directement responsable : en accentuant massivement la pression fiscale (+32 milliards d'impôts), alors que notre taux de prélèvements obligatoires est déjà le plus élevé de l'OCDE, François Hollande a pénalisé le pouvoir d'achat des ménages et paralysé l'activité des entreprises : il a cassé la croissance. Sans croissance, ni les déficits, ni le chômage ne peuvent se réduire.

Ce qui est ahurissant, c'est que François Hollande n'ait pas mesuré les conséquences de sa politique dont tous les experts disaient qu'elle était dangereuse. Sa crédibilité personnelle, et, par extension celle de la France, est très affectée. Ce qui est inquiétant, c'est que François Hollande semble n'avoir tiré aucune leçon de ses échecs. Il est de nouveau prêt à augmenter les impôts. Son ministre du budget a parlé de 6 milliards d'euros de recettes à trouver. Sont évoquées la fiscalisation des allocations familiales et des pensions de retraite, la suppression de la demi-part fiscale pour les parents d'étudiants, une hausse de la TVA sans baisse des charges sociales en contrepartie… Un nouveau matraquage fiscal des classes moyennes ne fera que déprimer encore davantage l'économie, faire reculer la croissance et augmenter le chômage et les déficits.

Il est urgent de mettre un terme à cette insupportable spirale récessive ! C'est pour cela que l'UMP défendra mi-mars une motion de censure contre la politique économique de la gauche. Une autre politique est indispensable dès aujourd'hui. L'avenir n'est pas à la hausse des impôts et de la dépense publique. Nous devons collectivement produire plus et mieux, en mettant les pouvoirs publics au service des entrepreneurs et des travailleurs du secteur marchand qui font la croissance et l'emploi durable. Il faut simplifier radicalement l'environnement réglementaire et fiscal des entreprises, et mettre l'accent sur l'innovation en s'appuyant notamment sur une fiscalité compétitive, qui taxe moins les facteurs de production. Il faut baisser les charges sociales et réformer en profondeur le marché de l'emploi, avec des procédures plus légères et rapides. Parallèlement, il faut protéger les personnes plutôt que les postes : instaurons un contrat de travail unique, concentrons les moyens de la formation professionnelle sur les demandeurs d'emploi et développons l'apprentissage. Enfin, il faut en finir avec les 35h par des négociations entreprise par entreprise. Quant aux fonctionnaires, ils doivent repasser aux 39h.

La compétitivité au service de l'emploi est la seule voie possible pour construire une France dynamique, qui attire les talents et les investissements. Une France de l'innovation, une France prospère et conquérante.

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