Les éditos de l'équipe dirigeante

Face au désenchantement des Français : bâtir une République fraternelle et courageuse

Face au désenchantement des Français : bâtir une République fraternelle et courageuse

Deux grandes enquêtes d'opinion parues ce mois de janvier – le « baromètre Cevipof de la confiance politique » et l'enquête Ipsos : « France 2013 les nouvelles fractures » - tirent des conclusions analogues sur l'état de crise qui touche notre société et le doute qui mine notre pays. Elles sont un écho de l'immense exaspération et des angoisses que je sens monter du terrain, au contact des Français. Le devoir d'un homme politique est de prendre en compte ces attentes et de trouver les réponses pour que la France renoue avec l'espérance.

Le premier enseignement frappant de ces enquêtes, c'est le rejet du « politiquement correct », qui s'évertue à refuser aux Français le droit de décrire la réalité qu'ils vivent. Toutes tendances confondues, à rebours des dénégations habituelles de la gauche bien-pensante, une majorité de Français nous dit ainsi son inquiétude face : aux remises en cause de l'autorité (86%), à la montée de l'intégrisme (77%), à la faillite de l'intégration (71%), au communautarisme (66%), à la mondialisation (61%) (Ipsos). Une majorité des Français nous dit son attachement fort à sa famille (74%) et à son travail (71%) (Cevipof). Cette demande de repères et de République signe la faillite d'une certaine pensée de gauche relativiste, qui place tout au même niveau – l'élève et le maître, le délinquant et la victime -, et qui dévalorise les familles comme le travail. C'est aussi l'échec d'un certain libéralisme qui, au nom du laisser-faire, a parfois oublié que l'économie était au service de l'Homme, jusqu'à donner le sentiment que la mondialisation broyait plus de destins qu'elle ne créait de progrès. Sur l'ensemble de ces sujets, le logiciel de la gauche est obsolète idéologiquement et inopérant dans les faits. La droite a souvent posé le bon constat mais n'a pas toujours su trouver les réponses efficaces. Nous devons donc aller plus loin.

Le second enseignement fort, c'est la défiance croissante envers le monde politique et médiatique. Les Français doutent que la politique, au niveau national ou européen, puisse changer le cours des évènements et éviter notre déclin. La déception des Français est d'autant plus grande que la foi dans la politique est historiquement forte dans notre pays.

Ces enquêtes sont un appel au sursaut du politique. Comment répondre à cette demande de repères ? Comment redonner de l'espoir à chacun ? Comment montrer que la France a un bel et grand avenir devant elle ? Ma conviction est qu'un effort collectif s'impose, à tous les niveaux, pour reconstruire une République fraternelle et courageuse. Dans cette perspective, le politique a un rôle d'entraînement - poser les bases d'un projet partagé - et une responsabilité en dernier recours : avoir le courage de dire « non » aux revendications contraires au bien commun. Ce projet doit reposer sur la compétitivité au service de l'emploi, la fermeté contre tout ce qui sape la République -délinquance, communautarisme, fraudes-, et la générosité car il faut savoir tendre la main aux plus démunis sans verser dans l'assistanat. Les Français ne retrouveront confiance en la France que lorsque la politique produira des résultats concrets. C'est l'ambition de l'UMP. Pour la France et les Français.

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