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Limogeage du Général Bertrand Soublet : la vérité n'est pas la déloyauté

Bruno Beschizza, Secrétaire National de l'UMP, dénonce le limogeage dont est victime le Général Bertrand Soublet, n°3 de la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN). Ce limogeage fait suite à son intervention le 18 décembre 2013, devant la commission parlementaire de lutte contre l'insécurité où il avait déclaré que « les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes», en précisant qu'en 2013 il y a eu une hausse de 4% de personnes mises en cause par ses services tandis que le nombre de placements sous écrou avait dans le même temps diminué de 33%.

Comme promis lors de son allocution du 7 janvier 2014 où Manuel Valls avait affirmé lors des Vœux à la Gendarmerie qu'il « ne tolérerait aucun manquement » à la ligne de conduite qu'il avait fixé en référence aux propos du Général Bertrand Soublet, Manuel Valls par cette décision adresse une menace claire à l'ensemble des hauts fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur.

Pour Bruno Beschizza, ce limogeage est inquiétant : qu'aurait dû faire le Général Bertrand Soublet pour ne pas être sanctionné ? Mentir à la représentation nationale ? Aussi, par cette décision, le Gouvernement prend une lourde responsabilité, celle d'assimiler la vérité à de la déloyauté pour l'ensemble des fonctionnaires amenés à s'exprimer publiquement.

Limogeage du Général Bertrand Soublet : la vérité n'est pas la déloyauté
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