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Immigration et asile : une véritable faiblesse derrière de prétendues réformes

Les deux projets de loi présentés aujourd'hui en Conseil des ministres sur l'immigration et l'asile constituent de la poudre aux yeux des Français envoyée par le gouvernement socialiste pour tenter de masquer l'échec de sa politique migratoire.

En décidant de délivrer automatiquement une carte de séjour de deux à quatre ans aux étrangers et en prétendant ainsi favoriser l'intégration, le Gouvernement oublie qu'une intégration n'est réussie que si les flux migratoires sont maitrisés. Or, depuis l'élection de François Hollande, le Gouvernement socialiste a ouvert les vannes aux étrangers venus illégalement sur notre territoire : avec seulement 27 000 reconduites d'étrangers clandestins en 2013, soit 9 000 de moins qu'en 2012, il a enregistré une diminution spectaculaire de 25% du nombre d'éloignements d'étrangers clandestins par rapport à 2012. Et du fait de la circulaire du 28 novembre 2012, la France a enregistré en une seule année une hausse record de +51% du nombre de régularisations d'immigrés clandestins.

En prétendant aussi réformer le droit d'asile, le Gouvernement croit pouvoir faire oublier que c'est en 2013 que le nombre de demandeurs d'asile a atteint un record en France, avec 66 000 demandes. La France, respectueuse du droit d'asile, a certes le devoir d'assurer l'intégration de ceux qui se voient accorder le statut de réfugié, mais elle doit aussi reconduire chez eux les personnes déboutées, ce que le gouvernement actuel ne fait absolument pas.

Derrière des annonces et des paroles prétendument équilibrées, le Gouvernement tente vainement, en réalité, de masquer sa faiblesse avérée.

Brice Hortefeux
Député européen (Auvergne-Centre-Limousin)
Ancien ministre de l'Intérieur

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