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Sénat : un coup de force insensé et inquiétant des socialistes sur la sécurité

Salima Saa, Secrétaire nationale de l’UMP, constate que le PS s'est illustré au Sénat par un vote dogmatique assez inquiétant en matière de sécurité. Le PS a ressenti le besoin de faire une démonstration de sa force et de sa capacité de nuisance. Et mauvais hasard du calendrier, les sénateurs socialistes s'en sont pris au dispositif de lutte contre les récidivistes et les délinquants dangereux.

On ne peut que regretter ces frappes à l'aveugle du parti socialiste. L'action de Nicolas Sarkozy a fait chuter la délinquance de 17%, quand elle avait augmenté d'autant sous Lionel Jospin. Dans les quartiers, 5 % des habitants perturbent la tranquillité des 95 % de personnes qui veulent vivre, travailler et élever leurs enfants paisiblement. Nous devons faire respecter l'ordre sans faiblir, sans exception et sans état d'âme. C'est la seule manière de rétablir la justice et d'alléger le terrible sentiment d'insécurité qui règne dans les quartiers. Les politiques publiques en matière de sécurité doivent être fermes, stables et s'inscrire dans la durée. Il n'y a aucun sens à détruire un arsenal efficace pour prouver l'étendue de son pouvoir aux sphères politiques. Au contraire, exercer le pouvoir, ou y prétendre, c'est avoir le courage d'agir dans la durée.

Ce coup de force est d'autant plus frustrant que le PS ne propose rien en matière de sécurité, si ce n'est la création de "zones de sécurité prioritaires" et de 500 postes. Quel est le sens de ce dispositif et quelle efficacité peut-on en attendre? Aucune. C'est bien la preuve que le PS reste dans une approche sociale artificielle. Il n'avance rien qui soit adapté aux territoires et en articulation avec les besoins des habitants. Nicolas Sarkozy, durant son quinquennat, a mis en place des relais, des lieux d'écoute. Sur chaque territoire, nous analysons aux côtés des habitants les manquements à la tranquillité publique grâce aux diagnostics "gestion urbaine de proximité". Nous avons financé 4230 postes d'adultes-relais dans les quartiers et mis en place 40 000 caméras de vidéo protection. Ces programmes répondent à une demande très forte des habitants. Pourtant, le PS veut en supprimer les crédits.

Là encore, les positions du PS ne relèvent que de la posture. La posture d'une opposition qui veut détruire pour fonder sa légitimité sur des ruines. Et puis l'éternelle posture humaniste des socialistes qui ne se résume plus aujourd'hui qu'à des incantations et des positions de principes. Tout cela est d'ores et déjà incompréhensible pour ceux qui s'engagent jour après jour dans les quartiers, auprès des populations.

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