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Manuel Valls : un Premier Ministre chauve-souris

« Regardez mes ailes, je suis pro-business ; touchez mon poil je suis anti-entreprise » : telle pourrait être la devise de Manuel Valls qui de Londres à Paris pratique une schizophrénie absolue.

 

De la parole aux actes, la déception est lourde : après une déclaration d’amour aux entreprises à Londres, voilà que le Premier Ministre rentré à Paris laisse adopter des mesures anti-entreprises et donc anti-emplois :

Ø  Manuel Valls a en effet accepté la publication d’un décret rendant obligatoire l’information des salariés en cas de cession d’une entreprise conformément à la loi Hamon. Chacun sait pourtant que la cession d’une entreprise est un des moments les plus délicats de sa vie sociale car elle se trouve dans une situation d’extrême vulnérabilité. La moindre indiscrétion ou rumeur peut lui coûter la confiance de ses clients, de ses fournisseurs et de ses banques notamment dans les PME et TPE ;

Ø  Manuel Valls a également laissé paraître des décrets sur la pénibilité au travail qui vont instaurer une véritable « usine à gaz » dans les PME et TPE. Aucun chef d’entreprise n’est aujourd’hui en mesure de mettre en application cette mesure compte-tenu de sa complexité, de son coût et de l’incertitude juridique qu’elle entraîne. Ce projet va en outre augmenter les charges qui pèsent sur les entreprises, en contradiction totale avec le pacte de responsabilité, pierre philosophale de ce Gouvernement ;

Ø  Manuel Valls a enfin laissé sa majorité voter un amendement qui soumet les dividendes versés par les sociétés anonymes et les sociétés par actions simplifiées à des cotisations sociales. Cette mesure n’a pas d’équivalent en Europe et risque d’alourdir la fiscalité sur les dividendes de 20%. Il s’agit en outre d’une mesure totalement démagogique dont le rendement sera très faible et prise malheureusement avec l’accord du Secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert. Le Gouvernement s’attaque une nouvelle fois à la rémunération du risque pris par l’entrepreneur ce qui ne peut qu’accentuer l’absence de confiance qui prévaut depuis deux ans et demi.

 

Dans ces conditions, Manuel Valls doit choisir : soit il tient réellement ses promesses en faveur du développement économique en faisant fi de la majorité de son parti, soit il n’en a pas les moyens politiques et il devra alors en tirer toutes les conséquences.

 

Jérôme Dubus,

Conseiller de Paris

Secrétaire National de l'UMP en charge de la croissance

 

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