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Avec Manuel Valls, c'est toujours plus de com' mais toujours pas de réformes

La clé de voûte de la stratégie de Manuel Valls était de laisser filer la dette pour éviter toute réforme courageuse. Devant le refus très ferme de Bruxelles, il a été obligé d'improviser en catastrophe une conférence de presse pour tenter de donner des gages de sérieux et de crédibilité sur sa politique.

On attendait donc un plan de bataille qui devait générer des économies massives dans les dépenses publiques inutiles. Peine perdue, cette conférence de presse confirme qu'avec Manuel Valls, c'est toujours plus de com' mais toujours pas de réformes.

Le compte n'y est pas, Manuel Valls s'est contenté de mesures ponctuelles et n'a pas annoncé une seule réforme de structure. Il a parlé d'économies sur le train de vie de l'Etat, mais ne veut pas toucher au nombre de fonctionnaires et confirme même le recrutement de 60 000 personnes dans l'Education nationale, ce qui est irresponsable. Il a parlé d'économies sur les collectivités, ce qui est nécessaire, mais maintient la réforme des rythmes scolaires, à savoir un transfert de charges que les communes ne peuvent financer sauf à augmenter les impôts locaux. Il a parlé d'économies sur la sécurité sociale mais se contente de présenter la facture aux classes moyennes en gelant les prestations des retraités et des familles, ce qui va coûter cher aux Français sans régler leurs problèmes. Ce sont ceux qui ont été les plus taxés ces deux dernières années qui se retrouvent encore accablés.

Manuel Valls n'a pas eu le courage de présenter les réformes indispensables pour relancer l'emploi, assainir nos finances et redonner du pouvoir d'achat aux Français. Rien sur les retraites, rien sur la question des 35 heures, rien sur la redéfinition du périmètre de l'Etat … Dans ces conditions, notre pays ne peut ni relancer son économie ni tenir ses engagements européens de maîtrise de déficits et nous allons vers l'impasse financière.

A l'inverse, il faudrait, comme le propose l'UMP depuis des mois, mettre sur pied un véritable plan d'urgence pour notre pays, une politique de l'offre ambitieuse basée sur une baisse drastique de 130 milliards d'euros de dépenses publiques inutiles et une réduction des normes, des contrôles, des impôts qui étouffent notre économie. La priorité est de libérer les énergies des Français.

Les Français ont envoyé un message de désaveu massif à François Hollande lors des élections municipales. Il ne l'a manifestement pas reçu. Il faut donc amplifier la sanction lors des élections européennes !

Jean-François Copé
Président de l'UMP

Avec Manuel Valls, c'est toujours plus de com' mais toujours pas de réformes
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