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François Hollande est-il pour l’abandon par la France de son siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU ?

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, demande solennellement à François Hollande de sortir de l’ambigüité entretenue par l’accord électoral signé entre le PS et EELV sur le sort réservé à notre siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU.

En effet, en page 8 de cet accord, ratifié par le Bureau national du PS, dont François Hollande est membre, on lit : « la France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l’ONU afin qu’elle structure un ordre juridique et normatif global : siège européen, suppression du droit de veto etc. » En clair le PS et les Verts laissent supposer qu’un siège européen, sans droit de veto, pourrait remplacer les sièges permanents avec droit de veto occupés aujourd’hui par la France et la Grande-Bretagne au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Si telle est bien la volonté du PS et des Verts, cela signifierait que la France braderait un des atouts stratégiques qui fait d’elle une puissance diplomatique et militaire de tout premier ordre dans le monde. Qui peut croire que la France pourrait mieux faire entendre sa voix dans le monde et défendre ses valeurs et ses intérêts en renonçant à son siège et à son droit de veto au Conseil de Sécurité ? Qui peut par exemple imaginer que la France et la Grande- Bretagne auraient pu obtenir le mandat de l’ONU pour intervenir en Libye sans l’influence que leur donne leur position de membres permanents du Conseil de sécurité ? Jean-François Copé rappelle aussi que si la France n’avait pas menacé en 2003 d’exercer son droit de veto contre la guerre en Irak, les Etats-Unis auraient pu mener cette opération sous mandat de l’ONU. Renoncer au siège permanent à l’ONU, c’est réduire notre influence dans le monde.

Après avoir annoncé que, s’il était élu, François Hollande amorcerait une sortie du nucléaire, le voilà qui s’apprête à brader l’un des autres fondamentaux de notre indépendance qui pourtant faisait consensus, à droite comme à gauche, depuis les débuts de la Vème République. Imagine-t-on François Mitterrand engager la France dans une abdication de son statut de membre permanent du Conseil de Sécurité ? Le marchandage entre le PS et les Verts coûte de plus en plus cher à la France et aux Français.

Jean-François Copé
Secrétaire général de l'UMP

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