publié le 22/02/2012 | Vie du parti
Jean-François Copé : « François Hollande doit sortir de la situation de planque dans laquelle il est ! »Hollande, homme du passé
Le masque de M Hollande, candidat du PS, est tombé hier soir sur France 2. En débat face à Alain Juppé, il affirmé plusieurs assertions fausses, qui nous rappellent Ségolène Royal en 2007.
Que ce soit sur l’Europe, le pacte de stabilité, la convertibilité du yuan, le commerce international, toutes ses ambitions sont en deçà de ce qui est déjà engagé, à l’initiative de Nicolas Sarkozy, entre les Etats Européens ou à l’intérieur du G20. S’il veut imiter le Président de la République, il se noie dans ses pas. Alain Juppé avait raison de souligner que l’urgence de la situation, les tensions créés sur l’ensemble de l’Europe par d’éventuelle divergences entre la France et l’Allemagne, ne tolèrent pas ces approximations et ces coups de menton.
Sur les mesures budgétaires, le candidat du PS a raison de dire que la souveraineté c’est d’abord diminuer le recours à ses créanciers. Mais là encore, le candidat du PS a mélangé les chiffres : on ne sait plus si la trajectoire de réduction des déficits de la France sera respectée. Aujourd’hui, nous sommes engagés pour être à l’équilibre en 2016. Il dit 2017. Donc la dette augmentera plus que prévue. Par ailleurs, les 29 Md€ d’économies proposées se substituent-elles aux 40 Md€ d’économies déjà engagées par le plan Fillon de novembre, comme il l’a dit ce soir, ou bien s’ajoutent-ils, comme il le disait ce matin ? Mais alors cela entrainera une très forte hausse des prélèvements ; il dit le contraire. Mêmes hésitations sur les emplois publics. Ce n’est pas sérieux alors que la situation l’est.
Enfin, en disant que Schröder avait pris de bonnes mesures car il avait un problème de compétitivité et en réfutant celles que nous devons prendre, il nie nos difficultés. C’est sans doute ce qui explique qu’il n’y a que très peu de mesures pour améliorer notre compétitivité dans son programme. Au contraire, l’alourdissement des cotisations sociales pour financer le retour en arrière sur la réforme des retraites n’arrangera pas les choses. Il ne propose que des mesures financières pour aider les PME à se développer, tout en stigmatisant la finance et en bloquant leur progression si elles deviennent trop prospères. Or, les outils financiers existent déjà. Et nos PME ont besoin de mesures structurelles. On est loin du compte si on veut renouer avec la croissance et le plein emploi.
Au fond, le débat avec Alain Juppé a bien montré les clivages. Le candidat du PS est pour la régulation et nous pour l’incitation. Lui est pour la consommation et nous pour la production. Lui est pour des hausses d’impôts et nous pour des baisses de dépenses publiques. Ce type de débat est classique. Mais l’Histoire est déjà entrain de juger en disqualifiant les pays qui font le choix de la demande. C’est un choix inadapté au monde et à l’Europe d’aujourd’hui. M. Hollande croyait parler du futur. En fait, il nous racontait le passé.
Olivier Carré
Secrétaire national de l’UMP
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