|
1 - Quelle place l'écologie
occupe-t-elle pour vous parmi les prochains enjeux
politiques ?
Une place majeure ! Le risque
serait d'oublier que l'environnement est devenu avec
la sécurité une préoccupation
quotidienne des Français. Il est aujourd'hui
inutile d'expliquer le principe de précaution,
chacun le comprend intuitivement. Des inondations,
des incendies, des pollutions
l'actualité
fonctionne comme une alerte permanente. Nos actions
doivent s'écrire au rythme de ces préoccupations,
pour mieux anticiper le monde que nous voulons transmettre
aux générations futures. Cette dimension
est prioritaire, dans nos réflexions, dans
nos actions.
2 - Cela milite-t-il pour
des partis verts ?
Les Verts ont joué un
rôle important d'éveil et de prise de
conscience. Mais avec les années ils ont abandonné
la quête qui était la leur. En se "
banalisant ", leur discours s'est affadi. Désormais,
l'écologie traverse toutes les politiques que
nous proposons : urbanisme, transports, énergies,
Il y a d'ailleurs une écologie de gauche,
tactique, qui a donné peu de résultat
et une écologie de droite qui a toujours été
à l'origine des grands bonds en avant. Energie,
climat, inondations, biodiversité, mondialisation,
nous sommes présents sur tous les fronts.
3 - Ce n'est
pas ce que les médias retiennent
A tort. Les grandes lois structurantes
sur l'environnement on les doit au gouvernement de
Jacques Chirac dans les années 70, à
Michel Barnier et au gouvernement d'Alain Juppé
dans les années 90. Le bilan de Roselyne Bachelot,
est sans commune mesure avec la période 1997-2002
et l'agitation très politicienne de Dominique
Voynet. Quant à Serge Lepeltier, ses convictions
sont inébranlables et positives. Au delà
des discours, avec la avec la Charte constitutionnelle
de l'environnement, nous vivons une révolution
copernicienne, un basculement politique et juridique.
Cette charte adossée à notre Constitution
va ouvrir une époque nouvelle comme ce fut
le cas avec la Déclaration des Droits de l'Homme
et du Citoyen de 1789 ou l'expression des droits économiques
et sociaux de 1946. Ces avancées permettent
à la France d'être à nouveau à
l'initiative de grands changements, d'innovations
majeures, en Europe et dans le monde.
|