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La
question du choix dun nouveau réacteur
est complexe. Elle procède dune analyse
de plusieurs paramètres industriels,
écologiques, économiques, géopolitiques
au terme de laquelle lEPR ( European
Pressurized Reactor ) simpose comme une solution
de transition.
Cette question nous concerne
tous. Un groupe de travail se réunit depuis
un an sous la présidence de Nathalie Kosciusko-Morizet,
Députée de lEssonne et Secrétaire
Nationale de lUMP à lénergie,
pour défricher un sujet qui engage notre avenir.
Nous ne croyons ni responsable,
ni réaliste, et finalement pas souhaitable,
de sortir du nucléaire.
En revanche, lUMP souhaite
un nucléaire plus propre. Le problème
des déchets nucléaires, sil est
maîtrisé, nest pas résolu.
Cest pourquoi, lhorizon désirable
est celui des réacteurs dits « de 4ème
génération ». Non producteurs
de déchets, consommateurs même des déchets
du passé, ils sintégreraient en
outre dans une « économie hydrogène
», ouvrant aussi une solution au problème
de la pollution atmosphérique des transports.
Ces réacteurs ne seront
sans doute pas encore disponibles au moment où
il faudra renouveler notre parc de centrales. Pour
cette raison, un réacteur de transition est
nécessaire. LEPR, réacteur dit
« de 3ème génération »,
plus sûr, pourrait être ce réacteur.
La seule alternative possible trouver ce réacteur
sur le marché international lorsque nous en
aurons besoin nous semble peu compatible avec
notre exigence dindépendance énergétique.
LUMP pense donc quil
est temps de construire un démonstrateur EPR,
pour être prêts lors du renouvellement
des premières centrales. Nous y mettons deux
conditions :
1/ lhorizon reste bien
les réacteurs propres de 4ème génération.
Le lancement de lEPR ne doit pas nous amener
à réduire leffort de recherche
sur ce projet, au contraire.
2/ des solutions innovantes
de financement doivent être recherchées
pour EPR. Le temps est fini des grands programmes
énergétiques financés exclusivement
sur les deniers publics.
Communiqué du 9 octobre
2003
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