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Le
Conseil du Développement Durable de l'UMP salue
les premières orientations du Plan Santé
Environnement présentées au Premier
ministre le 12 février 2004. Engagé
depuis un an, sous la direction de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET,
Députée de l'Essonne, présidente
du groupe d'études " santé et environnement
" à l'Assemblée Nationale, Rapporteur
du projet de loi constitutionnelle sur la Charte de
l'environnement, dans un travail sur ce thème,
le Conseil apprécie pleinement la qualité
et la complétude du rapport présenté
hier.
La canicule cet été, ou l'épidémie
de légionellose cet hiver, n'ont pas seulement
mis en lumière le besoin de renforcer tous
les systèmes d'alerte sanitaire : ils ont été
les illustrations dramatiques de l'importance du lien
entre santé et environnement. Pour la première
fois, ce lien est reconnu comme déterminant
et fait l'objet d'un projet global. Déclinaisons
pratiques du droit de l'homme à vivre dans
un environnement sain bientôt reconnu dans la
Constitution grâce à la Charte de l'Environnement,
les orientations du Plan Santé Environnement
sont ambitieuses et innovantes.
La
santé environnementale recouvre l'ensemble
des facteurs physiques, chimiques et biologiques qui
influent sur la santé humaine, par différentes
voies de contact, y compris par la voie alimentaire,
et ce dans tous les milieux de vie, lieux de travail
inclus. En d'autres termes, toutes les nuisances,
notamment le bruit ou l'air ou l'eau mais aussi les
sols, les rayonnements ionisants et non ionisants
et leurs incidences sanitaires, sont visées
par le plan.
Le Conseil du Développement durable de l'UMP
salue le travail très complet réalisé
sur les risques environnementaux actuels et à
venir. Il évalue les dispositifs de prévention
et d'intervention des risques. Il n'oublie aucun facteur
déterminant. Enfin, il identifie les principales
menaces, décrit les effets sanitaires connus
ou suspectés, quantifie l'exposition de la
population, dresse un bilan des actions entreprises
pour réduire les risques et propose de premières
pistes d'amélioration.
Ce
travail a enfin le grand mérite de ne pas ignorer
les insuffisances du système sanitaire français
face aux risques environnementaux. Il reconnaît
combien l'impact sur la santé des pollutions
de l'air, de l'eau, et des produits chimiques est
encore trop peu étudié en France et
sous-estimé par les professionnels de la santé.
Il rappelle par exemple qu'entre le moment où
l'amiante est déclaré cancérigène
en 1977 et son interdiction totale en 1997, l'inertie
s'est révélée mortelle
Face
à l'augmentation du taux de cancer lié
à des causes environnementales (tabagisme passif,
benzène, particules etc.) évalué
par certains scientifiques à 80 %, qui génère
une surmortalité par cancer 20 % plus élevée
en France que dans le reste de l'Europe, ou encore
face à l'augmentation notable des allergies
ou infections respiratoires graves telles que l'asthme
ou la BPCO, Brocho-Pneumopathie-Chronique-Obstructive,
l'inaction n'est plus de mise. Les principes de prévention,
de précaution et de participation doivent plus
que jamais s'appliquer. La Charte constitutionnelle
de l'Environnement permettra d'y veiller. Le plan
National Santé en Environnement en est une
mise en uvre
par anticipation.
Contact
presse Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET 06 24 48 52 33
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