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Jacques
CHIRAC
« La France doit avoir l'ambition d'inventer
une alliance nouvelle entre l'homme et la nature,
pour contribuer à dessiner et à faire
vivre une mondialisation humanisée et maîtrisée.
»
Orléans,
le 3 mai 2001
«
L'Environnement est l'une des grandes exigences de
notre temps. Il y a péril en la demeure. Il
est urgent qu'une autre logique s'impose, une logique
de solidarité avec le futur, une logique de
l'intérêt collectif, une logique portée
par une vraie volonté politique, celle du développement
durable. »
« Agir, parce que c'est notre responsabilité
à l'égard de nos enfants, de nos petits-enfants.
Si nous ne faisons rien, ce sont eux qui paieront
la facture écologique. »
Avranches,
le 18 mars 2002
« Notre maison brûle
et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée,
surexploitée, ne parvient plus à se
reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité
souffre. Elle souffre de mal-développement,
au nord comme au sud, et nous sommes indifférents.
La terre et l'humanité sont en péril
et nous en sommes tous responsables.
Dix ans après Rio, nous
n'avons pas de quoi être fiers. La mise en oeuvre
de l'Agenda 21 est laborieuse. La conscience de notre
défaillance doit nous conduire, ici, à
Johannesburg, à conclure l'alliance mondiale
pour le développement durable. Une alliance
par laquelle les pays développés engageront
la révolution écologique, la révolution
de leurs modes de production et de consommation. Une
alliance par laquelle ils consentiront l'effort de
solidarité nécessaire en direction des
pays pauvres. Une alliance à laquelle la France
et l'Union européenne sont prêtes. Une
alliance par laquelle le monde en développement
s'engagera sur la voie de la bonne gouvernance et
du développement propre.
Nous
avons devant nous, je crois, cinq chantiers prioritaires.
Le changement climatique d'abord.
Il est engagé du fait de l'activité
humaine. Il nous menace d'une tragédie planétaire.
Il n'est plus temps de jouer chacun pour soi. De Johannesburg,
doit s'élever un appel solennel vers tous les
pays du monde, et d'abord vers les grands pays industrialisés,
pour qu'ils ratifient et appliquent le Protocole de
Kyoto. Le réchauffement climatique est encore
réversible. Lourde serait la responsabilité
de ceux qui refuseraient de le combattre.
Deuxième chantier :
l'éradication de la pauvreté. À
l'heure de la mondialisation, la persistance de la
pauvreté de masse est un scandale et une aberration.
Appliquons les décisions de Doha et de Monterrey.
Augmentons l'aide au développement pour atteindre
dans les dix ans au maximum les 0,7% du PIB. Trouvons
de nouvelles sources de financement. Par exemple par
un nécessaire prélèvement de
solidarité sur les richesses considérables
engendrées par la mondialisation.
Troisième chantier :
la diversité. La diversité biologique
et la diversité culturelle, toutes deux patrimoine
commun de l'humanité, toutes deux sont menacées.
La réponse, c'est l'affirmation du droit à
la diversité et l'adoption d'engagements juridiques
sur l'éthique.
Quatrième chantier :
les modes de production et de consommation. Avec les
entreprises, il faut mettre au point des systèmes
économes en ressources naturelles, économes
en déchets, économes en pollutions.
L'invention du développement durable est un
progrès fondamental au service duquel nous
devons mettre les avancées des sciences et
des technologies, dans le respect du principe de précaution.
La France proposera à ses partenaires du G8
l'adoption, lors du Sommet d'Évian en juin
prochain, d'une initiative pour stimuler la recherche
scientifique et technologique au service du développement
durable.
Cinquième chantier :
la gouvernance mondiale, pour humaniser et pour maîtriser
la mondialisation. Il est temps de reconnaître
qu'existent des biens publics mondiaux et que nous
devons les gérer ensemble. Il est temps d'affirmer
et de faire prévaloir un intérêt
supérieur de l'humanité, qui dépasse
à l'évidence l'intérêt
de chacun des pays qui la compose. »
Sommet mondial du développement
durable Johannesbourg, 2 septembre 2002.
Jean-Pierre
RAFFARIN
« Faire vivre la démocratie locale, c'est
aussi assurer la protection de l'environnement. Pour
être à la hauteur de ces enjeux, l'ambition
de mon gouvernement sera de réconcilier, protéger,
informer et transmettre.
Réconcilier, c'est d'abord
répondre aux nécessités du présent
en ne compromettant pas les ressources des générations
à venir. [
]
Protéger, c'est informer
et prévenir. Dans l'esprit des Français,
la crainte des catastrophes technologiques et industrielles
est à la mesure de leur caractère subit
et dévastateur, dont Toulouse porte encore
les stigmates et les cicatrices. Une réponse
doit y être apportée. [
] Les préoccupations
environnementales doivent être intégrées
comme une dimension essentielle de toutes les politiques
publiques.[
]
Nous participerons à
cette gouvernance mondiale qui fait que la primauté
du droit sur le fait accompli doit se développer
et que dans un système multilatéral
fort, seuls les rapports de force comptent. Sans règles
internationales, ce sont les plus vulnérables
qui sont aujourd'hui exposés.
Nous avons, pour la mondialisation,
le souhait de faire entendre la voix de la France
sur le plan économique mais aussi sur le plan
du développement durable. »
Déclaration
de politique générale, Assemblée
nationale, 3 juillet 2002
« Ce qui est en jeu,
cest la capacité de lhumanité,
qui se menace elle-même, dinventer lhumanisme
qui la changera ».
Séminaire
gouvernemental sur le Développement Durable,
28 novembre 2002
« Comme le soulignait
le Président de la République à
Johannesbourg « la maison brûle »
; pour apporter des solutions à ce défi
majeur du 21° siècle il est nécessaire
que chacun, avec ses responsabilités et ses
talents, se mobilise et soit force dentraînement.
Le développement durable
est un chantier auquel jattache une attention
personnelle toute particulière. Comme celui
des retraites, ses enjeux majeurs se situent à
un horizon de 10, 20, 30, 40 ans
Mais il ne
peut être réussi que si des mesures importantes
et déterminantes sont arrêtées
et mises en uvre rapidement car cest lintérêt
de notre pays, de nos enfants et petits enfants, mais
aussi de notre planète. »
Installation
du Conseil National du Développement Durable,
Paris, 14 janvier 2003
« Face à l'urgence
et à la complexité des défis
à relever, le gouvernement a choisi d'avancer
de façon pragmatique et sans attendre : il
a consulté, il vient de décider et maintenant
il agit. Son ambition est que, dans ce domaine, la
France « change de cap ». Ce changement
ne se produira pas en un jour, mais il doit commencer
dès aujourd'hui, dans un esprit de responsabilité,
de cohérence et de solidarité entre
les territoires, entre les générations
et entre les peuples.
Avancer ensemble vers un développement
durable, c'est la clef du présent pour assurer
l'avenir. Cette démarche illustre la nouvelle
gouvernance que nous souhaitons mettre en place en
associant l'ensemble des acteurs de la société
à la réflexion et à un effort
pleinement collectif ; le conseil national du développement
durable en est le miroir, il constitue un relais essentiel.
Le développement durable est en effet l'affaire
de tous. Le rôle du Gouvernement, dans un sujet
aussi imbriqué dans la vie quotidienne de nos
concitoyens, dans les activités économiques
et dans la vie sociale de la nation, n'est certainement
pas de normer les actions, mais au contraire d'éclairer,
de montrer la direction et d'aider les initiatives
à se développer.
Lidentité de la
France s'est construite sur sa capacité à
incarner des valeurs universelles, la démocratie
et les droits de l'Homme. Dans un monde souvent troublé
et face à l'immense défi du changement
climatique et de l'épuisement des ressources
naturelles de la planète, chacun ressent la
nécessité de forger de nouvelles solidarités
entre les nations comme au sein même de notre
peuple. C'est dans cet esprit que le Président
de la République a décidé de
faire entrer la Charte de l'environnement dans nos
textes constitutionnels. La Stratégie nationale
du développement durable dessine des orientations
et des programmes d'actions pour y parvenir.
Les principes d'action du développement
durable, fondés sur le respect de l'Homme et
la préservation de notre planète, sont
ceux de l'avenir pour l'Humanité. Il nous incombe
de les faire nôtres au quotidien. »
Adoption
de la Stratégie Nationale de Développement
Durable, Paris, 3 juin 2003
Roselyne
BACHELOT
« Le développement durable devient enfin
une évidence.».
Le développement durable,
cest mieux prendre en compte lenvironnement
dans la conciliation avec le développement
économique et le progrès social, et
cest ainsi assurer une plus grande solidarité
: entre les citoyens, entre les peuples, et envers
les générations futures en leur transmettant
le patrimoine naturel que nous avons reçu ».
Rio+
10, Angers, 14 novembre 2002
Tokia
SAIFI
« Deux Français sur trois ont
déjà entendu l'expression " développement
durable ", mais moins d'un Français sur
10 l'appréhende dans toutes ses dimensions.
Une étude* récente
menée par Ipsos pour le compte du secrétariat
d'Etat révèle que deux tiers des Français
ont déjà entendu ou lu l'expression
" développement durable ". En revanche,
seulement 8 % associent spontanément les trois
piliers du développement durable (économie,
social et environnement). Le développement
durable est pour eux en priorité : la protection
de l'environnement et des grands équilibres
de la planète (34 % ), suivie de l'équité
sociale et la lutte contre la pauvreté et les
inégalités (32 %) et une nouvelle forme
de croissance économique (24 %).
L'étude montre également
que les Français attendent en priorité
des informations pratiques sur le développement
durable et se déclarent prêts à
des comportements plus responsables** :
94 % des Français interrogés
disent limiter leur consommation d'eau et d'énergie
;
89 % déclarent trier leurs déchets ménagers
;
88 % déclarent privilégier l'achat de
produits respectant les règles du commerce
éthique.
Il faut être réaliste : une génération
sera nécessaire pour faire évoluer nos
comportements et nos habitudes. »
Présentation
de la Semaine du Développement Durable, 24
avril 2003
« Le développement
durable se conjugue dans nos actes quotidiens, à
travers nos activités professionnelles, de
loisirs, au sein de notre foyer
L'Etat, les
administrations, les collectivités territoriales,
les entreprises, les associations, les citoyens, chacun
dans son domaine peut faire évoluer sa manière
de produire et de consommer
Qu'il s'agisse du fonctionnement
même de notre démocratie ou de l'ensemble
de nos activités quotidiennes, le développement
durable est au cur de la vie de notre société.
Le développement durable,
c'est dès maintenant et pour longtemps ! »
Comité
Interministériel du Développement Durable,
2 juin 2003
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