publié le 10/02/2012 | Vie du parti
Nicolas Sarkozy : « Mes valeurs pour la France »Fédération des métiers de l’Economie sociale et de la Vie associative
Président
Edito
Secteur économique à part entière, le secteur de l’économie sociale trouve naturellement sa place dans une économie sociale de marché, reposant sur les principes libéraux et la protection sociale des personnes.
Regroupant associations, mutuelles, coopératives, fondations et structures d’insertion, l’économie sociale est organisée selon des valeurs et des principes de fonctionnement qui lui sont propres, mais elle se développe dans la plupart des domaines de l’activité économique (secteur sanitaire et social, agriculture, assurance et crédit, sport…).
Entre le secteur public et le secteur privé marchand, l’économie sociale se définit comme le secteur privé non marchand, dans lequel la nécessité de l’équilibre économique et financier se conjugue avec la recherche d’une plus-value sociale. Aussi les acteurs de l’économie sociale développent-ils une expertise utile pour les pouvoirs publics.
Les valeurs de l’économie sociale correspondent à celles de l’économie libérale. Si elle est non marchande, elle se doit néanmoins d’être rentable, compte tenu cependant de ses modalités particulières de financement liées à la générosité publique ou au subventionnement public. Surtout, l’économie sociale repose sur le postulat de la libre initiative privée, l’expression autonome de la liberté des citoyens, notamment au travers du bénévolat et du volontariat.
En ce sens, elle incarne une autre forme de la liberté d’entreprendre.
L’économie sociale n’est pas une altération ou une excroissance de la sphère publique, même si les structures de l’économie sociale peuvent bénéficier de financements publics et devenir des partenaires voire des opérateurs de certaines politiques publiques, au niveau de l’État comme des collectivités territoriales. A cet égard, les représentants associatifs reprochent aux pouvoirs publics d’utiliser le statut associatif pour s’affranchir des contraintes publiques dans certaines de leurs activités.
Ainsi, toute politique de soutien à la création d’emplois par le soutien des entreprises doit aussi s’adresser aux structures de l’économie sociale, structures privées regroupant deux millions de salariés, selon leurs spécificités. Le soutien à la création d’entreprises doit aussi concerner les associations et entreprises de l’économie sociale.
Pour l’essentiel, les activités de l’économie sociale ne peuvent pas être délocalisées. De très importants gisements d’emplois existent, notamment dans les services à la personne et les structures d’insertion, pour peu que l’effort d’organisation du secteur, de solvabilisation de la demande et de formation des salariés soit sérieusement effectué.
Partie intégrante d’un système économique libéral, l’économie sociale fait donc pleinement partie du projet économique et social de l’UMP pour la France.
La période récente n’a pas été favorable à l’économie sociale, en particulier dans le secteur associatif qui a connu une crise de ses financements.
Aussi, pour l’économie sociale, la rupture consisterait-elle à reconnaître pleinement sa place comme secteur économique à part entière dans une économie de marché, ainsi que l’expertise sociale de ses acteurs.
L’économie sociale contribue au développement économique comme à l’équilibre social.
Axes de réflexion
Mieux faire connaître et reconnaitre l’économie sociale et ses acteurs : associations, mutuelles, fondations, coopératives, structures d’insertion.
Développer le secteur de l’économie sociale pour développer l’emploi.
Garantir la stabilité du financement des associations.
Favoriser le recours aux associations pour la mise en œuvre des politiques publiques.
Soutenir le développement de la mutualité dans un contexte de libre concurrence.
Renforcer l’efficacité des structures d’insertion par l’économique.
Permettre à 100 000 jeunes d’effectuer un Service Civique dans une association.
