
Alors que les autres priorités de la présidence française de l’Union européenne s’inscrivent dans la continuité du travail précédent, la création d’une véritable politique de défense européenne est une initiative de relance française.
Dans le même temps, la France souhaite, de manière complémentaire, réintégrer l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) que le Général de Gaulle avait quitté en 1966.
D’autres pays, comme le Danemark et la Finlande semblent intéressés par la constitution d’une défense européenne.
Mesures qui seront proposées pendant la présidence française :
- La réorganisation de la chaîne politico-militaire : le Haut-représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sera à la fois Vice-président de la commission et Président du Conseil des Ministres des relations extérieures.
- L’élargissement de la stratégie européenne de sécurité d’autres aspects comme l’énergie, le climat ou le terrorisme.
- Des procédures de passation de certains marchés publics de travaux, de fournitures et de services dans les domaines de défense et de sécurité pourraient faire l’objet d’un accord politique.
- Le renforcement des capacités, en liaison notamment avec l’Agence européenne de défense.
- La coopération structurée : programmation d’équipements militaires à réaliser en commun, ouverte à nos partenaires.
Cette nouvelle impulsion permettrait ainsi de gommer le manque d’homogénéité des états-membres et de répondre aux nombreux défis qui se posent à l’Europe comme la recherche, le développement des capacités opérationnelles, ou la mise en cohérence des programmes militaires. Le budget de l’UE consacré à la défense devra être revu à la hausse pour rendre son programme d’action plus cohérent.



