
Comme l’a annoncé récemment le Président de la République, le Revenu de Solidarité Active sera mis en place au 1er juillet 2009. Son financement qui, jusqu’alors n’avait pas été précisé, sera rendu possible grâce à une taxe de 1,1% sur les revenus du capital. A l’aube de cette réforme courageuse, plusieurs personnalités ont exprimé leur approbation.
Au premier rang desquels, Martin Hirsch, venu présenter sa réforme devant le Parti Radical réuni en universités d’été, a rappelé que la lutte contre la pauvreté ne se fait pas sans effort, ni sans partage. Martin Hirsch dont l’opiniâtreté et le courage ont été salués par Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux droits de l’homme. « En promouvant les valeurs de solidarité, on fait des droits économiques et sociaux de véritables droits de l’homme », a-t-elle déclaré.
Le Parti Radical, mouvement associé à l’UMP, et présidé par Jean-Louis Borloo, s’est posé en « en gardien du pacte » en soulignant qu’à côté de l’assouplissement des 35 heures et du paquet fiscal, il fallait désormais compter avec le RSA. Pour ce qui concerne la taxe sur le capital qui financera le RSA, Laurent Hénart, ancien Secrétaire d'Etat à l'insertion professionnelle des jeunes, auprès du ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale, a déclaré « qu’il faut que nous assumions non pas la taxe, qui n’est qu’un moyen, mais bien la fin, le RSA qui permet à des gens d’avoir un intérêt à reprendre le travail, et quand ils l’ont repris d’en voir immédiatement le rendement ».
Mesure phare de ces prochains mois, le RSA a valu l’approbation d’un ancien Premier Ministre en la personne de Dominique de Villepin qui a estimé que le RSA était « une bonne réforme, une mesure de justice sociale pour l’ensemble des Français confrontés à des difficultés et qui ont le souci d’un retour à l’emploi ».
Le financement du RSA sur les revenus du capital, et qui est sujet à polémique depuis son annonce, est pour Patrick Devedjian « une solution extrêmement raisonnable pour un enjeu exceptionnel ». Il vise effectivement « à sortir quelques 7 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté » en leur permettant de travailler. Cette taxe qu’il a qualifiée « d’enjeu exceptionnel » ne représente que « 10 euros par an pour un Français qui aurait 20 000 euros d’épargne ». Pour le Secrétaire Général de l’UMP, « par rapport au résultat économique que cela va donner, c’est très peu de chose ».



