
En consacrant une convention au thème du sport, l’UMP a souhaité mettre en avant « une nouvelle vision du sport en France » ainsi qu’« une nouvelle politique sportive » qui ferait sienne la devise de l'Olympisme : « plus vite, plus haut, plus fort ».
En consacrant une convention au thème du sport, l’UMP a souhaité mettre en avant « une nouvelle vision du sport en France » ainsi qu’« une nouvelle politique sportive » qui ferait sienne la devise de l'Olympisme : « plus vite, plus haut, plus fort ».
Animée par le champion olympique Pierre Durand, secrétaire national en charge de ce secteur et Nadine Morano, déléguée générale au Monde professionnel, la convention de l’UMP consacrée à la place et à l'avenir au sport français . A cette occasion, Jean-François Lamour, ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative, a rappelé l'importance pour la France de demeurer une puissance sportive ambitieuse. "Assurer le rayonnement international du sport français", "promouvoir la présence des responsables français au sein des instances internationales", "mieux préparer les sportifs de haut niveau"...
Le paradoxe français
Les Français sont nombreux à pratiquer un sport (mais nettement moins que dans les pays nordiques ou anglo-saxons). Pour autant, l’Etat ne donne pas au sport la place qu’il mérite. Le budget qui lui est consacré régresse d'ailleurs depuis 1968, alors que sur la même période, les collectivités territoriales ont investi massivement dans les équipements et l’aide aux clubs sportifs.
A l’école, la vertu éducative du sport reste encore trop largement méconnue. Dans le monde professionnel, la pratique sportive n’est pas valorisée, pas plus que l’engagement associatif.
Or le sport est un enjeu important pour l’individu, pour la société et pour l’économie
Le sport, pour un meilleur équilibre individuel
Des effets bénéfiques sur la santé : son rôle dans la prévention et le traitement de certaines maladies, dans la lutte contre l’obésité... n’est plus à démontrer. Investir dans le sport, c’est améliorer le bien-être de nos concitoyens et réduire les dépenses de santé.
Une école de la vie. Le sport apprend à tous ceux qui le pratiquent ou l’ont pratiqué, que rien ne s’obtient sans effort. Il enseigne le courage, le goût du risque, la persévérance, la maîtrise et le dépassement de soi.
Le sport, une chance pour la cohésion sociale.
Depuis des années, les politiques ont essayé de faire du sport un élément de cohésion sociale, en matière de politique de la ville par exemple. Mais pour le Président de l’UMP, force est de constater que « les succès n’ont pas vraiment été au rendez-vous ».
« La question n’est pas de permettre aux jeunes des quartiers défavorisés de faire du sport. C’est évidemment important et l’on a raison de créer des équipements et des aides pour que tous les Français puissent pratiquer un sport » a-t-il déclaré. « Ce qui est capital en revanche, c’est que le sport reste cet espace unique de sociabilité où les Français de toutes conditions, de toutes origines et de tous milieux sociaux, se rencontrent et partagent les mêmes efforts et les mêmes émotions (...). Dans le sport, on gagne tous ensemble ou l’on perd tous ensemble ».
C’est sa pratique effective ainsi que les valeurs collectives qu’il développe telles le respect des autres, des règles, de l’autorité, de l’esprit d’équipe, etc. qui font du sport un facteur de cohésion sociale : « C’est en poussant tous les Français à faire plus de sport ensemble, quelles que soient leurs origines, que nous ferons reculer le racisme, grandir la fraternité et progresser la cohésion sociale ».
Le sport, un facteur de développement économique.
La dépense sportive des ménages augmente plus vite que le taux de croissance de l’économie en général et le sport représente déjà 360 000 emplois salariés en France.
Le sport peut créer des emplois dans le domaine de l’équipement, du sport loisir, des sports de pleine nature...
Les principales propositions de l’UMP
1- Moderniser et professionnaliser le sport en France
Face à des organismes sportifs internationaux puissants qui imposent des contraintes de plus en plus fortes, face à des fédérations souvent fragiles, trop dépendantes de l’Etat, et qui connaissent pour certaines des difficultés financières ou de difficultés de management, il convient de donner aux clubs professionnels les moyens financiers et juridiques de lutter à égalité avec les autres clubs européens.
- remettre à plat la loi de 1984. Il s’agit de permettre à l’Etat d’exercer réellement sa tutelle sur les fédérations en ce qui concerne la mise en œuvre des grandes orientations de sa politique sportive. Les contrats d’objectifs qui lient les fédérations au ministère doivent devenir de vrais outils de gestion et d’évaluation. Au sein des fédérations, les conseils fédéraux doivent exercer un réel contrôle sur l'exécutif fédéral.
- développer la parité homme/femme parmi les cadres des fédérations pour améliorer le fonctionnement du mouvement sportif.
- accroître le rôle des collectivités territoriales et notamment leur place dans les organismes de cogestion du sport.
- créer une grande école du management sportif, pour ceux qui veulent exercer des responsabilités dans le secteur, étudiants, cadres de l’Etat, sportifs en reconversion.
- valoriser le bénévolat en le prenant en compte dans les parcours universitaires, pour la validation des acquis de l’expérience, pour la constitution d’une retraite et sur le plan fiscal.
- reconquérir les positions de la France dans les organisations internationales du sport.
- harmoniser au plan européen les règles juridiques et fiscales des clubs
2- Développer le sport à l’école
La France est le pays d’Europe où la place du sport dans le système éducatif et dans l’enseignement supérieur est la plus faible. Or, c’est à l’école qu’il faut développer l’habitude et le goût du sport.
- respecter les heures de sport prévues à l’école primaire et en confier la prise en charge à des éducateurs spécialisés ;
- augmenter le nombre d’heures obligatoires de sport au collège et au lycée, les exigences attendues des élèves, ainsi que le poids du sport aux examens ; rendre le sport obligatoire à l’université et à l’entrée aux grandes écoles ;
- former tous les enseignants d’EPS au handisport afin que les enfants handicapés puissent pratiquer le sport avec les autres enfants.
- augmenter le nombre d’établissements proposant le mi-temps sportif.
- réserver le droit de dispenser un élève de sport aux médecins scolaires
3- Augmenter le nombre de Français pratiquant une activité sportive
Il faut le faire dans un souci de bien-être des individus et de la société et dans un but également de santé publique.
- augmenter le budget du sport pour permettre de financer la remise à niveau des équipements et la création d’équipements nouveaux, adaptés à la demande actuelle de nos concitoyens et plus accessibles à tous les budgets.
- inciter les entreprises à encourager la pratique sportive de leurs salariés et pour cela engager une concertation avec les partenaires sociaux
- rapprocher le milieu sportif de celui de la santé et renforcer l’information des Français sur le rôle du sport dans la prévention de certaines maladies
- Permettre aux Français modestes, mais aussi aux femmes, aux personnes handicapées et aux personnes âgées qui sont encore particulièrement sous représentés de pratiquer une activité sportive. L’Etat peut s’associer aux collectivités locales sur ce point.
4- Accueillir de très nombreuses compétitions sportives internationales.
La France doit accueillir davantage de compétitions internationales. Elle doit aussi repartir à la conquête des médailles olympiques et de son rang dans les compétitions internationales.
Cela suppose un effort d’équipement et une nouvelle organisation préparation des athlètes.
- créer un club d'entreprises partenaires qui financeraient, à égalité avec l’Etat, la préparation de nos athlètes.
- identifier les sports stratégiques, soit en prestige, soit au regard de nos avantages comparatifs, et créer pour eux des centres de recherche et de développement.
- faire un effort d’équipement
- encourager les entreprises à investir dans des clubs sportifs ou dans la préparation de nos athlètes. En parallèle, l'Etat doit assurer la conciliation entre l'investissement des entreprises dans le sport et le respect des valeurs fondatrices du sport. Parmi elles, le respect des athlètes. Pour cela, l’Etat doit :
- protéger les sportifs contre le dopage, notamment en responsabilisant davantage la chaîne sportive, les entraîneurs, les fédérations, les sponsors ;
- assurer aux athlètes les moyens de vivre et de s'entraîner ; prévoir un statut fiscal adapté leur permettant de lisser leurs revenus sur la durée et d'être incités à préparer leur reconversion et leur retraite.
Retrouvez la convention Sport
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