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Lire la déclaration du Président de la République sur le thème de l’Éducation nationale (le 15 mai 2008)
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L’école : une priorité du Gouvernement
Nicolas Sarkozy a affirmé que l’amélioration du système éducatif français et la réussite des élèves constituait l'une de ses priorités, rappelant que 15% des élèves ne maitrisent pas les apprentissages fondamentaux au sortir de l’école.
L’implication des professeurs, une nécessité
« Rien ne pourra se faire, je le mesure aussi, sans la coopération active des professeurs », a déclaré le Président de la République, confirmant son intention de réformer l’école en tenant compte des difficultés que rencontrent les professeurs dans l’exercice de leur métier et en les y associant étroitement.
Respecter le droit de grève des enseignants et le droit de travailler des parents
Chaque grève dans l’Education nationale perturbe fortement la vie quotidienne des familles, et notamment celle des plus modestes, ce qui pose des problèmes d’égalité : « il y a ceux qui peuvent faire garder leurs enfants, et ceux qui ne le peuvent pas », a indiqué le Chef de l’Etat. « Je veux que même en cas de grève, les enfants de ce pays soient accueillis et que les parents qui le souhaitent puissent ainsi exercer leur droit légitime au travail », a-t-il ajouté.
Le Président de la République a donc demandé au Gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi destiné à garantir un droit à l’accueil des enfants, qui sont inscrits à l’école, dans chaque commune.
« Ce projet prévoira qu’en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaitre 48 heures à l’avance, afin précisément que l’accueil des élèves puisse être organisé », a déclaré Nicolas Sarkozy.
Il a également annoncé qu’il reviendra aux communes de proposer des solutions d’accueil, et que la charge financière en sera assumée par l’Etat, en tant que mission de service public.
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Suite à cette annonce,les syndicats ont estimé que le chef de l'Etat avait franchi "la ligne rouge" avec ce projet de loi qui prévoira notamment une déclaration préalable des enseignants grévistes 48 heures à l'avance.
Pour Xavier Darcos, Ministre de l'Education nationale, "personne ne peut trouver anormal qu'on se déclare gréviste, on ne va pas découvrir, quand on amène son petit garçon à l'école, à 8 heures moins une, qu'on est en grève ou pas".
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a également réagi déclarant que "la grève, ce n’est prendre en otage les familles".
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