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Pour l’instauration d’un service minimum d’accueil dans les écoles
A l’occasion de la grève prévue par l’Education Nationale le 15 mai prochain, le Ministre Xavier Darcos souhaite assurer aux familles un service minimum d’accueil des enfants du primaire, déjà expérimenté une première fois le 24 janvier dernier.

A l’occasion de la grève prévue par l’Education Nationale le 15 mai prochain, le Ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, souhaite assurer aux familles un service minimum d’accueil des enfants de primaire, déjà expérimenté le 24 janvier dernier.

Xavier Darcos souhaite que cette journée du 15 mai serve à nouveau de test à l’instauration d’un service minimum d’accueil des enfants dans l’éducation nationale par la négociation avec les syndicats.

Son objectif principal est d’obtenir une déclaration individuelle indiquant le statut de gréviste ou non de chaque enseignant afin que les pouvoirs publics organisent l’accueil des enfants. Il est, à l’heure actuelle, difficile de mesurer le nombre d’enseignants grévistes à l’avance, une pratique rigoureuse de déclaration des jours de grève permettrait ainsi d’organiser au mieux ces journées. Le ministre a précisé qu’il ne voulait pas "qu’à l’absence d’enseignement pour les enfants s’ajoute l’obligation de trouver des solutions de garde alternatives, voire de prendre un jour de congé forcé."

Ainsi, chaque commune pourra, en amont, s’organiser avec l’école, le personnel municipal, les centres aérés ou encore les associations, afin de garantir l’accueil des enfants dans des conditions optimales. L’école primaire étant gérée par les municipalités, c’est en effet, à celles-ci qu’il revient de mettre en place un service minimum d’accueil, si elles le souhaitent. Xavier Darcos encourage donc chaque municipalité à prendre dès maintenant les dispositions qui conviennent et propose également aux mairies de financer le coût de l’emploi de personnels supplémentaires par les retenues sur salaire d’enseignants grévistes. Les habitants ne sont ainsi pas mis à contribution financièrement, via les impôts locaux.

Le Ministre doit faire face à l’irresponsabilité de plusieurs maires de gauche, dont Bertrand Delanoé qui refusent de mettre en place un tel accueil les jours de grève et font peser sur les parents les difficultés de garde engendrées par ces mobilisations.

Devant ce désengagement civique socialiste, le président du groupe UMP au Conseil de Paris, Jean-François Lamour, a demandé dans une lettre adressée à Bertrand Delanoé de « prendre toutes les dispositions adaptées en liaison avec le rectorat de Paris, afin que les parents d’élèves parisiens puissent bénéficier de ce service d’accueil pour la journée du 15 mai », soulignant le fait que de nombreux parents d’élèves auront des difficultés à faire garder leurs enfants. Cette lettre a été cosignée par les 8 maires UMP d’arrondissements parisiens.

 

En savoir plus :
Service minimum d'accueil dans les écoles : l'UMP appelle ses élus à se mobiliser

 

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