
Invité de Jean Michel Apathie sur RTL, le 21 mai, Patrick Devedjian a rappelé que « l’UMP avait vocation à être à l’avant du Gouvernement, d’ouvrir et de déminer les débats ». « L’UMP ne peut pas se cantonner à être un soutien du Gouvernement. Elle doit proposer des réformes. Elle doit avancer ». Il a expliqué « qu’en permettant au parti d’exister, d’être devant le gouvernement, je lui fais jouer son rôle ».
S’agissant des 35 heures, Patrick Devedjian, a rappelé qu’il souhaitait que les partenaires sociaux puissent avoir le droit de négocier sur le seuil de déclenchement des heures supplémentaires : « je souhaite qu’à l’occasion de la loi sur la représentativité syndicale qui va équilibrer davantage le pouvoir entre les syndicats et les dirigeants dans une même entreprise, on puisse donner du grain à moudre au dialogue social, qu’il y ait un paquet social à l’intérieur de chaque entreprise qui soit négociable par les partenaires sociaux et que notamment la durée du travail dans l’entreprise, puisse être un élément de cette négociation. Cela s’appelle la démocratie sociale ».
« S’il n’y a pas d’accord entre les partenaires sociaux et la direction de l’entreprise, la durée légale s’appliquera, mais s’il peut y avoir un accord, là on sortira de la durée légale. Cela doit se faire dans le cadre d’une représentativité révisée qui donne plus de force aux syndicats pour que les salariés ne soient pas démunis face à leur direction ».



