
« Ce sommet voulu par la France et le président de la République Nicolas Sarkozy envoie un double message au monde :
« Nous sommes déterminés à renforcer notre coopération et à travailler ensemble pour restaurer la croissance mondiales et réaliser les réformes nécessaires dans les systèmes financiers du monde ». (Extrait de la Déclaration finale du sommet du G20).
Les dirigeants ont G20 ont adopté un plan d’action concertée contre la crise financière. Le G20 souligne que les pays devront agir « en fonction de leur situation interne », sans oublier les pays en voie de développement. Il est à relever que, pour la première fois, des puissances économiques émergentes comme l’Inde ou la chine et des pays en voie de développement ont eu droit à la parole.
| Une relance concertée et coordonnée de la croissance par des mesures fiscales, budgétaires et monétaires. |
* * *
Les pays du G20 se sont accordés sur 5 volets :
1. Accroître la transparence et la restitution de compte des marchés financiers ;
2. Accroître l'intégrité par des mesures de surveillance accrues ; Cela concerne «les règles comptables, les rémunérations des dirigeants» d'établissements financiers, les agences de notation, les fonds d'investissement spéculatifs (hedge funds) et la nécessité d'une régulation des produits dérivés qui s'échangent actuellement sans contrôle.
3. Renforcer la coopération internationale par une réglementation coordonnée entre les nations ;
4. Réformer les institutions internationales de Bretton Woods (le FMI et la Banque mondiale notamment) afin de rehausser leur efficacité ;
5. Élargir le Forum sur la stabilité financière «afin d'y inclure les économies émergentes».
* * *
Les pays du G20 se sont engagés à agir dans les domaines suivants :
> Réformer des institutions financières internationales telles que le Fonds monétaire international, le Forum sur la stabilité financière et la Banque mondiale pour adapter leurs missions à l’évolution de l’environnement économique ;
> Conclure une entente d'ici à la fin de 2008 qui mènera à un accord général sur le libre-échange, soit faire déboucher le programme de Doha.
> Améliorer la transparence des marchés financiers, y compris en renforçant les exigences de divulgation sur les produits financiers complexes et en faisant en sorte que les sociétés divulguent des renseignements complets et exacts sur leur situation financière.
> S'assurer que les banques et les institutions financières prennent des mesures pour prévenir les risques excessifs. Il s’agit par là de réforme les aspects de la régulation des marchés qui ont exacerbé la crise
> Demander aux ministres des Finances d'établir une liste des institutions financières dont la faillite risquerait de mettre en péril le système économique mondial.
> Renforcer les régimes de réglementation financière des États.
> Poser un regard nouveau sur les règles qui régissent la fraude et la manipulation des marchés.
> Créer un «collège des superviseurs» dont la tâche sera d’examiner le fonctionnement interne des 30 plus grandes institutions financières du monde.
Sur tous ces sujets, les ministres des Finances des pays concernés ont jusqu’au 31 mars 2009 pour élaborer des propositions concrètes pour sortir de la crise et en prévenir une autre.
Elles seront ensuite présentées lors de la prochaine rencontre du G20, qui doit avoir lieu d'ici le 30 avril prochain, probablement à Londres
* * *
En savoir plus :
Conférence de presse conjointe avec Nicolas Sarkozy et José Manuel BARROSO, Président de la Commission européenne, au Sommet G20 à Washington
Déclaration du sommet sur les marchés financiers et l'économie mondiale



