
Ce matin, la CIMADE a rendu public un rapport de la Commission nationale de contrôle des centres de rétention (qui sera remplacée le 1er juillet par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté).
Dans ce rapport remis en juin aux ministères de l'Intérieur et de l'Immigration, la Commission évoque, c’est vrai, certaines tensions au sein des CRA de Vincennes mais elle relève déjà que :
« le pôle de rétention de Vincennes ne mérite pas les critiques acerbes dont il a fait l’objet et ne saurait être assimilé à … un « camp de prisonniers » auquel on l’a un peu trop hâtivement comparé » ;
Mais surtout, ce que la CIMADE n'a pas mentionné :
« diverses associations militantes hostiles à l’éloignement des « sans papiers » ont fait du pôle de rétention de Vincennes un terrain de prédilection pour les manifestations de sympathie qu’elles ont organisées, ce qui a conduit le préfet de police à ouvrir les portes des CRA à divers représentants de la presse écrite, pour pouvoir en donner une description objective et indépendante, correspondant à la réalité des choses vues. »
Sur les événements de dimanche, alors que la situation était « globalement calme » le matin, selon la Préfecture de Police, je veux rappeler la chronologie des faits :
- 15h25 : Manifestations « non déclarées à proximité immédiate des CRA »
- 15h45 : Constatations des départs de feu
Si la responsabilité pénale dépendra des suites de l'enquête judiciaire, la responsabilité morale de RESF (Réseau éducation sans frontières) est évidemment engagée.
Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole
Secrétaire national à l’économie
Communiqué du 25 juin 2008



