
Le Président de la République s’apprête à confirmer aujourd’hui la mise en œuvre du revenu social d’activité dès l’année 2009 sur l’ensemble du territoire national, honorant ainsi l’une de ses promesses de campagne les plus emblématiques.
A cette occasion, je veux saluer l’immense travail de terrain qui a été mené à l’initiative de Martin HIRSCH, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, et qui a conduit à cette décision très attendue.
Les expérimentations menées dans un certain nombre de départements parmi lesquels celui des Alpes-Maritimes que je préside ont donné des résultats encourageants qui justifient pleinement l’extension qui est décidée.
Grâce au RSA, ce sont 26 contrats de travail sur 143 allocataires enregistrés qui ont été signés depuis le 28 avril 2008 date de la mise en œuvre de la mesure dans mon département. Ce sont 26 personnes qui de nouveau retrouvent la dignité de pouvoir nourrir leur famille par le fruit de leur travail plutôt que par l’assistance ou les allocations. Ce sont des enfants qui retrouvent le sourire parce que leurs parents ont de nouveau les moyens d’assumer par eux-mêmes leurs responsabilités à leur égard.
C’est donc à mon sens une excellente nouvelle pour tous les rmistes piégés dans un dispositif qui les dissuade de reprendre une activité professionnelle du fait de la perte induite de certains avantages sociaux auxquels ils peuvent prétendre. C’est en revanche une moins bonne nouvelle pour tous ceux qui, dans l’opposition, ont critiqué cette mesure et, selon eux, son absence de financement.
La décision qui consiste à prélever 1,1 % sur les revenus du capital pour financer le RSA me paraît parfaitement équilibrée. En effet, cette mesure ne pèsera pas sur le travail alors que précisément c’est l’emploi qui est notre priorité. Elle ne représente pas une charge nouvelle pour les entreprises, ce qui irait à l’encontre de nos efforts pour retrouver le chemin de la croissance. Pour une personne qui a 20 000 Euros de placement financier, cela équivaut à une contribution de 11 euros par an. Enfin, les sommes consacrées au RSA vont intégralement vers ceux qui ont des revenus modestes ou ceux qui reprennent un emploi.
Une fois de plus, le Président de la République fait ainsi la preuve que quand une mesure est bonne pour le pays, quand elle est juste, il n’hésite pas à prendre les mesures courageuses qui s’imposent sans tenir compte des vieux clivages idéologiques qui ont trop longtemps paralysé notre pays.
Christian ESTROSI
Secrétaire général Adjoint
Communiqué du 28 août 2008



