
2ème congrès de l'UMP - dimanche 8 février 2004
Bonjour à tous,
Il y a un an les adhérents de 16 à 30 ans de l'UMP, ne s'étaient pas encore rassemblés pour créer le mouvement des Jeunes Populaires. Il y a encore un an, nous n'avions ni équipe nationale, ni responsables départementaux. Aujourd'hui après 11 mois d'existence, pour ce second Congrès de l'UMP, et premier congrès des Jeunes Populaires, j'ai le plaisir d'inviter l'ensemble des responsables départementaux et leurs adjoints à venir me rejoindre sur la tribune.
Et puis évidemment, j'appelle à monter sur scène ceux qui travaillent à mes côtés, ceux qui depuis un an n'ont pas démérité, ceux qui ont donné et continue à donner son impulsion au mouvement : mon équipe nationale.
Je pourrais aujourd'hui prendre la parole pour vous expliquer tout ce que nous avons réalisé ensemble. Je pourrais prendre la parole pour vous donner le nombre de campagnes réalisées, le nombre de tracts distribués, le nombre de ceux qui nous ont rejoint, le nombre de ceux que nous avons rassemblé dans nos séminaires régionaux, dans nos débats ou à notre Fête Européenne de la Jeunesse.
Mais je préfère aujourd'hui faire un rapide retour en arrière et rappeler à vous tous, adhérents de tout âge, de toute condition et de toute la France, nos engagements de départ.
Persuadés de l'intérêt de prendre part de façon active à la construction de notre pays et de notre avenir, la centaine de responsables présents ici s'est engagée à la définition et à la construction d'un mouvement de jeune qui tout en revendiquant sa propre identité serait en adéquation avec les valeurs de l'UMP.
Ainsi, notre mouvement, nous l'avons voulu ouvert à tous ceux qui défendent un idéal de liberté et de responsabilité.
Ce mouvement, nous l'avons voulu précurseur en s'engageant sur l'ensemble des sujets qui, loin de la tentation du jeunisme, peuvent intéresser notre génération.
Ce mouvement, nous l'avons voulu engagé en défendant nos idées, avec simplicité et clarté, sans compromis, ni lâcheté.
Enfin, ce mouvement, nous l'avons voulu militant, en privilégiant le mérite et le travail, en encourageant les initiatives, en favorisant l'émergence d'une nouvelle génération qui adhère par ambition pour ses idées, pour faire réussir sa formation.
Tous ces objectifs n'auraient pu être tenus, tout ce travail n'aurait pu être accompli sans la confiance et le soutien d'Alain Juppé.
C'est donc avec le plus grand plaisir qu'aujourd'hui le premier mouvement militant jeune de France accueille Alain Juppé.
Bienvenue chez vous Monsieur le Président !
Je vous le disais si aujourd'hui les engagements que nous avions définis ont été tenus, c'est grâce avant tout à la confiance et au soutien que nous porte Alain Juppé.
La place d'un mouvement de jeunes s'est évidemment celle que ses militants définissent mais dans le cadre qu'on leur fixe.
Et je peux vous dire que le cadre qu'Alain Juppé a dessiné pour nous est si grand, si ouvert à nos initiatives et à nos idées que parfois, face à tant de liberté, face à tant de responsabilité, nous avons été extrêmement anxieux.
Et souvent, avec mon équipe, nous nous sommes surpris à nous demander comment et pourquoi un Président de parti, ancien premier ministre, pouvait laisser libre cours aux idées de jeunes militants, certes plein de bonne volonté mais bien souvent inexpérimentés.
Souvent je me suis posée la question de savoir comment il avait pu choisir mon équipe, notre projet, alors qu'il ne connaissait aucun d'entre nous.
Et bien ces derniers jours m'ont apporté la réponse.
Alain Juppé nous a fait confiance, comme il a fait confiance a chacun d'entre vous, car il avait la vision de ce qu'allait être l'UMP.
Alors que nous, il y a un an dans son bureau, nous ne constations que l'addition de forces militantes, lui nous voyait aujourd'hui réunis tous ensemble, touchés par les mêmes choses, liés par ce sentiment d'appartenance à une seule et même famille.
Et si Alain Juppé avait à la fondation de l'UMP ce regard précurseur, c'est qu'il savait qu'il allait personnellement s'investir à sa réalisation.
Il savait que l'on ne créée pas de grands partis en interdisant les initiatives, en brimant les idées, en bâillonnant les adhérents, en caporalisant les responsables.
Ainsi depuis que notre UMP a été crée, et j'ai pu le constater personnellement, je l'ai vu traverser les départements de France, encourager chacun d'entre-nous à se dépasser, féliciter les militants pour leur engagement et donner la parole à tous, y compris à ceux qui se plaignent dans nos instances et dans les colonnes des journaux de ne pas l'avoir.
Aujourd'hui pour moi, pour l'ensemble des jeunes populaires, pour nous tous, c'est une certitude, beaucoup d'hommes auraient pu avoir l'idée d'un grand parti de la droite et du centre mais seul Alain Juppé pouvait le mener à bien.
Parce qu'il faut beaucoup de force pour aller contre vents et marées, parce qu'il faut beaucoup de courage pour poursuivre un but que peu peuvent entrevoir, parce qu'il faut beaucoup de générosité pour faire confiance, parce qu'il faut posséder un grand sens du devoir, beaucoup de dévouement et aimer vraiment les hommes pour s'investir à ce point pour eux, pour nous.
Pour nous aujourd'hui les choses sont claires.
Nous avons entendu votre décision et je peux vous dire, Monsieur le Président, qu'il n'y a pas dans cette salle un seul militant, quelque soit son titre, quelque soit son âge, quelque soit sa fonction, qui ne puisse vous admirer et être fier de vous.
Depuis un an que nous nous connaissons, et plus particulièrement depuis ces derniers jours, vous n'avez eu de cesse de nous démontrer vos qualités. Pour nous, l'aventure continue et elle continue avec vous car peu de gens ont la chance dans leur vie de pouvoir suivre un homme exemplaire.
Le passé est derrière nous. Ce que nous avons construit ensemble et réussit ensemble, rien ni personne ne nous l'enlèvera.
Et aujourd'hui, c'est de l'avenir dont je veux vous parler. Et l'avenir, Monsieur le Président, pour les Jeunes Populaires, pour nous tous, Monsieur le Président, l'avenir s'écrit simplement :
L'avenir, c'est Juppé !



