
Chers amis de l’Union.
Avec mes deux colistiers Jean Bernard Milliard et Vincent You, deux militants comme vous, nous voulons vous dire merci. Merci à vous qui avez voté pour nous, et merci aussi à vous, qui auriez du le faire ! cette campagne fut pour nous enrichissante, elle est aussi le début d’une belle aventure, celle du renouveau politique, celle de l’espérance, celle de la réussite de la France.
Toutefois, l’Union gagnera les échéances futures et la France avec elle à trois conditions :
Nous devons élaborer notre projet politique,
Avoir le courage de le mettre en œuvre,
Nous devons enfin être attractifs pour que tous les Français qui ne sont pas encore avec nous, aient envie de nous rejoindre.
Notre projet :
L’Union n’a que deux ans et demi.
Le chemin déjà parcouru, sous la présidence d’Alain Juppé, que je tiens à remercier devant vous, nous permet d’être ici, ensemble, aujourd’hui.
Mais, mes amis, nous avons le devoir impératif de dire aux Français, qui nous sommes, ce que nous voulons, ce en quoi nous croyons.
Le siècle qui s’ouvre devant nous sera formidable, il est déjà celui de tous les changements, de l’avènement de progrès extraordinaires, le règne de l’informationnel, des technologies les plus sophistiquées.
Face à des inquiétudes légitimes, disons que ce XXIème siècle ne nous fait pas peur, mais qu’il va obliger chaque homme, chaque femme, chaque Française, chaque Français, à prendre ses responsabilités, par des réponses claires aux questions simples, mais fondamentales.
Nous devons avoir un vrai débat au sein de l’Union et clarifier nos positions.
Qu’est ce que la famille aujourd’hui ?
Croyons-nous qu’elle est toujours la base qui fonde notre société ? Eelle a évolué ; et c’est tant mieux. Elle a quitté ses vieux habits du IXXème siècle, fondés bien davantage sur des intérêts patrimoniaux que sur l’amour, la fidèlité, la liberté de l’engagement.
Tant mieux, mais faut-il pour autant valoriser ou mettre chaque modèle familial sur un même plan ?
C’est une question qui, au delà des représentations que chacun de nous peut avoir, conditionnera, demain, l’avenir de nos enfants et petits enfants.
Qu’est-ce que le « travail » aujourd’hui ?
S‘il est toujours une valeur majeure, ne croyons-nous pas que, dans ce monde en mouvement, l’emploi est devenu beaucoup plus fragile face aux impératifs économiques ? Ne devrions-nous pas concrètement, en vérité, oser dire que le temps du plein emploi, celui des Trente Glorieuses, est terminé. Affirmer que nous devons revoir notre code du travail pour l’adapter aux réalités économiques, redéfinir les relations entre le pouvoir politique et le pouvoir syndical ?
Les autres pays européens l’ont bien fait, pourquoi pas nous ? Et la participation, qu’est-elle devenue ?
La pauvreté, l’exclusion. Vous savez combien ces sujets me taraudent.
En 1995, notre président Jacques Chirac fondait sa campagne sur la fracture sociale. Qu’en est-il aujourd’hui ? la fracture s’est aggravée, les pauvres sont de plus en plus nombreux. Un million d’enfants vivent au dessous du seuil de pauvreté. Il faut les avoir rencontrés, ces pauvres, ces exclus, ces précaires, pour savoir qu’aucun d’entre nous n’est certain de ne pas grossir leur nombre.
Alors mes chers amis, nous allons bien devoir positionner notre projet sur cette question aussi.
Je vous le dis, si nous n’avons pas le courage de résoudre ce problème, celui de la pauvreté en France, en Europe et dans le monde, c’est notre paix sociale qui sera menacée.
Qu’est-ce que la précarité ?
Qu’est-ce que l’exclusion ?
Qu’est-ce que la solidarité ?
Questions qui nous amènerons à aller beaucoup plus loin et à envisager une nouvelle répartition de la richesse.
La France. Quelle France voulons-nous ? quelle place doit-elle jouer dans le monde ?
Enfin notre planète ? sommes-nous certains de vouloir y appliquer le principe du développement durable ?
Notre vie politique est marquée par la nécessité de reconstruire ce que la gauche a mis à mal pendant plus de vingt ans.
Notre projet doit fixer un cap vers un idéal de société, porteur d’espérance pour nos compatriotes et fidèle à cette vision supérieure que nous avons de la France.
Face à ces questions de société, je veux avec le Forum des républicains sociaux, avec vous tous,
mettre l’homme au cœur de notre projet politique.
Cela peut sembler évident, voire simpliste.
En réalité, face aux enjeux de ce siècle, c’est la seule question qui vaille. C’est de notre réponse que dépendra l’avenir des jeunes, des générations futures.
Qui doit servir l’autre :
• L’Homme ou les intérêts financiers ?
• L’Homme ou les intérêts boursiers ?
• L’Homme ou les intérêts économiques ?
• L’Homme ou la recherche scientiste ?
Pour moi, c’est bien sûr l’Homme qui est central, notre critère de décision doit être l’homme le plus fragile, car ce qui sera bon pour le plus fragile sera bon pour le plus fort.
Vous pouvez compter sur moi pour le rappeler à temps et à contre temps au sein de l’Union.
Défendre la dignité de toute personne, de sa conception à sa mort naturelle, incarner avec le Forum des républicains sociaux, parti fondateur de l’UMP, l’_expression d’une droite sociale, voilà le sens de ma participation à cette campagne.
Ce discours, c’est celui que j’ai porté depuis des années, c’est cette logique d’addition des forces qui nous rendra non seulement plus fort, mais nous donnera aussi la capacité à gagner, pour l’UMP, donc pour la France.
Oui, on peut être à l’UMP, être de droite et prôner le discours d’une droite sociale,
La droite sociale, c’est celle qui prend en considération les plus faibles, les plus démunis, celle qui n’a pas peur de son histoire, qui réaffirme l’identité de la France et de l’Europe, qui croit dans l’homme, dans sa richesse, dans sa valeur. La droite sociale ce n’est pas l’assistanat. La droite sociale croit aux valeurs d’initiatives, de responsabilité, de liberté, de solidarité.
Les temps sont venus, pour notre parti politique, pour l’Union, de prendre en considérations ces hommes et ces femmes qui nous regardent et qui aimeraient tant nous rejoindre si nous avions un peu plus de cœur !
Je veux que l’Union gagne pour que la France gagne en 2007 et après.
Elle gagnera si elle prend en compte ces valeurs.
Il y avait trois candidats.
Comme j’ai cru le comprendre, je ne serai pas présidente,
Je tiens à remercier Monsieur Pandraud, pour qui cette période ne fut pas toujours facile.
Saint-Exupéry disait :
« ce qui compte c’est de faire un pas, encore un pas, toujours un pas ; et c’est toujours le même pas que l’on recommence ».
soyez assurés, mes amis, que si le chemin proposé est bon pour la France, chacun peut ici compter sur mon engagement pour mettre mes pas dans ceux de l’Union.
Et en conclusion, sans grand risque de me tromper, je dirai:
« Bonne chance Nicolas ! »



