L'ump, imaginons la France d'après
UMP
Accueil  >  S'informer  >  Discours  >  Le Congrès f...
Discours
remonter
Le Congrès fondateur de l'UMP le 17 novembre 2002

Le Congrès fondateur de l'UMP du 17 novembre 2002

Monsieur le Premier ministre, chers amis, j’aime bien cette ambiance de victoire qu’on ressent ici à l’UMP aujourd’hui. C’est avec un grand plaisir que je me trouve aujourd’hui à Paris pour témoigner de la naissance de l’UMP. Je vous remercie pour l’invitation et pour avoir le privilège d’y participer.
Je suis fier d’être parmi vous aujourd’hui lorsqu’une nouvelle formation politique est née.
Une formation politique dont je partage les valeurs, notamment celles de la démocratie, de la tolérance, l’égalité d’opportunités.

Nous tous, en tant qu’humanistes, réformistes, partageons aussi la perception de la primauté de la personne humaine. Nous sommes parmi ceux qui pensent que la personne vient avant l’Etat, ce n’est pas l’Etat qui vient avant la personne, que le but de la politique est la personne humaine.

Nous avons en commun en Europe une pratique qui fait toute la différence par rapport à ceux qui parlent souvent des pauvres mais qui augmentent la pauvreté, ceux qui parlent tout le temps avec démagogie des travailleurs mais qui ne font qu’accroître le chômage, ceux qui gaspillent l’argent public, nous laissant à chaque fois la lourde tâche de remettre de l’ordre dans les finances publiques.

Nous croyons que c’est dans le centre et le centre droit réformateur qu’on trouve la transparence, la responsabilité, la vérité puisque seule la vérité confère la crédibilité, et seule la crédibilité gère la confiance source d’investissements, d’emplois, de croissance et de modernité.

C’est ainsi que nous pourrons mieux faire face aux problèmes sociaux, au souci de qualité de vie des plus démunis dans notre société. Nous devons avoir une stratégie claire et non pas naviguer à vue selon l’humeur des sondages. Nous avons été élus pour gérer au mieux nos ressources nationales dans une conjoncture internationale très difficile. Mais c’est notre devoir d’avoir le courage d’introduire les réformes structurelles qui s’imposent. Il n’y a qu’une route qui peut nous mener à nos objectifs, la route, le chemin du courage. Le courage d’agir, de réformer, le courage de décider, le courage de moderniser nos pays, nos sociétés et nos économies.

C’est aux entrepreneurs que revient le rôle fondamental de relancer l’économie. D’après ce que je sais, c’est aux gens avec leur travail, aux travailleurs avec leur travail, aux entreprises avec leurs initiatives que revient la tâche de relancer l’économie. Mais l’Etat a le droit et le devoir de stimuler, de faciliter la vie des agents économiques.

A nous donc la responsabilité d’assurer un environnement de stabilité et de sécurité, jouant un rôle régulateur, mais ne pas nous substituer à l’initiative des citoyens.

Mesdames et messieurs, chers amis, vous me permettrez que je saisisse cette occasion pour adresser ici au président de la République Jacques Chirac, dont nous avons ressenti la victoire très chaleureusement, une salutation respectueuse au nom de mon parti, au nom du gouvernement du Portugal.

Parmi beaucoup d’amis que je compte parmi vous, je voudrais aussi saluer très amicalement le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

Je veux aussi adresser mes compliments très amicaux à mon ancien collègue, Alain Juppé. Je lui souhaite bonne chance.

N’oublions pas que la politique est avant tout une affaire de confiance entre électeurs et élus, avec de tels hommes d’état, avec des hommes d’état de cette envergure, avec ce talent et cet engagement, vous pouvez être fiers et confiants en l’avenir, la France peut être confiante en l’avenir
Et pour nous en Europe, c’est important d’avoir une France forte, une France qui soit dirigée par des hommes d’état comme ceux-ci.

Permettez-moi aussi une référence à mon ami et collègue José Maria Aznar qui vient avec moi, nous venons ensemble de République dominicaine où nous avons participé au sommet ibéro-américain pour être ici avec vous aujourd’hui, pour vous dire notre respect et notre amitié, notre confiance dans le futur de cette formation politique.

Le Portugal et la France ont beaucoup de choses à faire ensemble. Nous n’oublierons jamais les désirs des pères fondateurs de l’Union européenne. Nous comptons sur vous pour que tous les états membres restent égaux en dignité et en droit. C’est ici une condition fondamentale pour que les citoyens de l’union, nos concitoyens puissent se retrouver dans le projet européen.

Comment serait-il possible que les nationaux d’un ou d’un autre état membre puissent croire en l’avenir de l’union si leurs pays respectifs étaient dans une situation moins digne que celle des autres ?

Sachez aussi que vous pouvez compter sur nous, vous pouvez compter sur le Portugal pour bâtir ensemble une Union européenne plus forte, plus cohérente vis-à-vis de l’extérieur. C’est important, nous y croyons fermement. Nous donnerons notre contribution sincère pour que cela devienne une réalité.

Nous nous battrons aussi pour que l’union de demain reste solidaire, de façon à ce que tous les citoyens européens puissent se sentir comme partie d’une même et grande famille.
Cet engagement ne se fait pas seulement au niveau des états, des gouvernements, des citoyens, cet engagement se fait aussi au niveau des organisations européennes, au niveau des familles politiques européennes, au niveau du Parti Populaire Européen. Dans ce domaine, nous sommes sûrs qu’une participation de l’UMP lui permettra de remplir un rôle à la hauteur de ses responsabilités.

Nous voulons voir comme toujours la France au cœur et à l’avant-garde de la construction européenne. L’Europe a besoin d’une France qui soit à l’avant-garde de cette construction.

Messieurs les Premiers ministres, Messieurs et mesdames les délégués, chers amis, pour terminer, pour vous dire seulement ma satisfaction d’être parmi vous est d’autant plus grande, puisque la France est le pays d’accueil d’une très nombreuse communauté portugaise, aujourd’hui on devrait dire une communauté franco-portugaise qui est très important dans ce pays. Je n’oublierai jamais les mots de sympathie, les mots d’admiration, les mots de considération que le Président Chirac a eu à l’égard de mes compatriotes, une communauté sérieuse, travailleuse, respectée, pleinement intégrée dans votre société. Et vous savez qu’aujourd’hui il y a déjà des Portugais, des Franco-portugais de deuxième génération qui sont de plus en plus présents, non seulement dans la vie économique, la vie sociale, mais aussi dans la vie politique, comme on a vu lors des dernières élections. Et je suis sûr que la plupart sera avec vous dans la France dans le combat politique pour la démocratie et pour l’Europe aussi.

Je suis sûr qu’une grande partie de cette communauté va travailler avec l’UMP dans la certitude qu’il y a un nouvel espoir, un futur brillant pour la France, que nous tous ensemble allons vaincre nos défis.

Et pour terminer, permettez-moi un très sincère: Vive la France, Vive le Portugal, Vive l’Europe.

 

La vidéo

remonter
format PDF
Archives
Imprimer
envoyer à un ami
Contactez-nous du lundi au vendredi par téléphone au 0 825 867 867
Ce site s'appuie sur le CMS open source eZ publish