
Conférence de presse hebdomadaire
Patrick Devedjian, secrétaire général délégué
Luc Chatel, porte-parole
Lundi 28 mai 2007
La vidéo
A deux semaines du premier tour des élections législatives, nous constatons une grande mobilisation sur le terrain qui témoigne de l’impatience des Français à voir les réformes s’engager. Le projet de Nicolas Sarkozy continue à passionner les Français qui souhaitent sa mise en œuvre rapide. Le consensus autour du projet du Président s’est élargi puisque même Madame Royal manifeste son impatience en réclamant un « passage à l’acte avant les législatives ». En quelque sorte, « un hommage rendu à la pertinence du projet présidentiel » a ironisé le secrétaire général délégué qui a tenu à rappeler « tant au Parti socialiste, qu’à Madame Royal ou encore à François Bayrou que l’UMP a toujours défendu l’idée qu’il fallait rehausser le rôle Parlement ». Or, « avant même qu’une majorité soit élue à l’Assemblée nationale, demander qu’un certain nombre de dispositions soit mises en œuvre », va à l’encontre de la volonté d’élever le rôle du Parlement a relevé Patrick Devedjian. Une fois la nouvelle Assemblée nationale élue, il est essentiel que le Parlement soit saisi des projets de réforme en prenant toute sa part aux débats. Les principes des réformes sont clairement posés. La volonté de les mettre en œuvre sans attendre est affirmée chaque jour. Le Parlement doit jouer pleinement son rôle.
Loin de reculer, le gouvernement avance
Le gouvernement avance dans le respect des engagements du président de la République. Le premier exemple, c’est le service minimum pour lequel Nicolas Sarkozy s’est engagé fortement durant la campagne. Sur cette question, il avait souhaité à la fois le respect du dialogue social et une mise en œuvre rapide du service minimum. Une loi cadre sera votée cet été au cours d’une session extraordinaire au Parlement. Cette loi cadre permettra aux acteurs concernés de débattre, entreprise par entreprise, branche par branche, pour aboutir à un service minimum. L’avantage de la loi cadre est que l’échec de la négociation est prévu. Dans l’hypothèse où il n’y aurait pas d’accord, la solution instituant un service minimum serait retenue.
Sur de nombreux autres sujets, le gouvernement avance et avance vite. Luc Chatel a annoncé un collectif budgétaire très dense lors la session extraordinaire du Parlement qui se tiendra cet été. Il traduira la volonté d’un véritable choc fiscal avec une mesure très attendue par les Français en matière d’emploi et d’amélioration du pouvoir d’achat qui est la défiscalisation des heures supplémentaires. Une autre mesure forte de Nicolas Sarkozy sera inscrite à l’ordre du jour du Parlement qui prévoit la déduction des intérêts d’emprunt pour l’acquisition d’un logement.
Sur la sécurité, Rachida Dati, Garde des Sceaux, a confirmé la volonté d’agir dès cet été sur la multi-récidive, autre engagement du président Nicolas Sarkozy.
Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, s’est engagée très fortement sur l’autonomie des universités et la possibilité pour celles-ci d’avoir recours à des financements complémentaires.
Sur la construction européenne, Nicolas Sarkozy a rencontré les principaux acteurs européens : la présidente en exercice de l’Union européenne, Angela Merkel, le président du Parlement européen et le président de la Commission. La proposition d’un traité simplifié est aujourd’hui au centre des débats de l’Union européenne. José Manuel Barroso a indiqué il y a quelques jours que ce traité pourrait être l’objet d’un consensus européen. Les solutions avancées par Nicolas Sarkozy durant la campagne sont actuellement sur la table des négociations. Un compromis pourrait intervenir dans les prochaines semaines.
Le Parti socialiste n’a pas de projet
Il est surprenant de constater que ceux qui pendant la campagne présidentielle prônaient des réformes institutionnelles profondes et une VIème République pour revaloriser le rôle du Parlement, comme ceux qui par avance faisaient des procès à Nicolas Sarkozy en disant qu’il allait gouverner seul, disent aujourd’hui qu’il faudrait agir par décret, sans le Parlement et sans dialogue social. Au moment où les Français doivent valider une majorité parlementaire pour permettre au président de la République d’engager les mesures pour lesquelles il a été élu, force est de constater que le Parti socialiste ne propose pas de projet alternatif. Le Parti socialiste n’a pas de projet de gouvernement. Il est dans une logique d’obstruction plutôt que dans une logique force de propositions.
Nicolas Sarkozy au Havre le 29 mai pour défendre son projet présidentiel
Nicolas Sarkozy a été élu sur un projet. Ce projet a été adopté par les Français. Il s’agit maintenant de le mettre en œuvre. Pour cela, il faut une majorité. La réunion publique à laquelle Nicolas Sarkozy participera cette semaine n’est pas un meeting partisan, mais une réunion républicaine. En leurs temps, d’autres présidents de la République, François Mitterrand ou Valéry Giscard d'Estaing s’étaient engagés lors des élections législatives pour demander aux Français une majorité parlementaire de manière à respecter les engagements pris. Il est normal et cohérent que le président de la République souhaite avoir les moyens de mettre en oeuvre le projet qu'il a réussi à faire adopter pendant sa campagne électorale.
L’UMP salue la libération des trois accompagnateurs afghans
L’UMP par la voix de Patrick Devedjian a salué la libération des trois accompagnateurs afghans des ex-otages français en Afghanistan. L’UMP se réjouit qu’ils aient pu retrouver la liberté dans le cadre de négociations qui ont pu aboutir dans les meilleures conditions.



