
Conférence de presse des porte-parole
Valérie Pécresse et Luc Chatel
Lundi 5 février 2007
Les vrais-faux débats participatifs de Ségolène Royal
La vraie question de la semaine, c’est comment Madame Royal va-t-elle réussir à faire croire aux Français qu’elle fait du neuf avec du vieux ? Comment ses « désirs d’avenir » vont-ils se transformer en une grande entreprise de recyclage du projet du Parti socialiste ? Depuis plusieurs mois, on a assisté à des faux débats participatifs qui prouvent que cette technique marketing n’est qu’un trompe l’œil. Tout est fictif. Rien n’est spontané. Encore la semaine dernière, à l’occasion du débat participatif à Grenoble, on a appris que les militants sont en fait venus de Paris, que les questions étaient préparées à l’avance. Les débats participatifs de Ségolène Royal, c’est de la fiction !
De la même manière, elle prend des positions inverses de ce qui se dit dans ses débats participatifs. A un journaliste qui lui demandait ce qu’elle ferait, si à l’issue d’un de ces débats une majorité se déclarait pour un service minimum dans les transports, elle a sciemment et clairement répondu : « ce n’est pas une proposition que je retiendrais ». Autre exemple : les allers-retours incessants du week-end sur le service civique. Croyant faire plaisir à la jeunesse, elle explique le vendredi qu’elle n’est pas favorable au principe d’un service civique obligatoire et se prononce pour service civique facultatif. De retour à Paris le samedi, et sans doute après quelques remontrances des caciques du Parti socialiste, elle revient sur sa position. En vérité, Ségolène Royal est prise en tenailles entre ce qu’elle entend lors de ses débats participatifs et le dogme que constitue l’archaïsme du projet du Parti socialiste. Mais l’heure de vérité va bientôt sonner. Dimanche, les secrétaires de section du PS vont se rassembler, en présence de la candidate, sur le thème de la restitution des débats participatifs. L'UMP, quant à elle, attend avec impatience et depuis longtemps que Madame Royal nous présente ses idées pour que s'engage enfin un débat projet contre projet qui permettra d’éclairer le choix des électeurs.
Nicolas Sarkozy s’adresse aux Français
Là où tous les autres candidats entretiennent la polémique quotidienne, Nicolas Sarkozy, lui, s'adresse aux Français. Jeudi matin, au marché de Rungis, il s’est adressé à la France qui se lève tôt en rencontrant les acteurs du commerce et de la distribution. Lundi, il s’est adressé à la France qui se couche tard en rencontrant les infirmières du Centre hospitalier René Dubos de Pontoise dans le Val d’Oise. Mardi, lors d’un déplacement à Londres, il s’est adressé à la France qui a quitté notre territoire et s’est expatriée. Enfin, vendredi, à l’occasion d’une réunion publique à Maisons-Alfort dans le Val-de-Marne, il s’est adressé aux enseignants dans un discours consacré à l’éducation. Les résultats du dernier sondage paru hier dans le Journal du Dimanche en témoignent un nouvelle fois : en s’adressant à cette France à laquelle personne ne s’adressait plus, Nicolas Sarkozy est désormais perçu dans les quartiers populaires, où traditionnellement les électeurs disent voter à gauche, comme le candidat le plus crédible. Les Français ont compris que c’était Nicolas Sarkozy, et lui seul, qui pouvait changer la vie. Il fait naître un véritable espoir parmi l’électorat populaire délaissé par la gauche.
Nicolas Sarkozy sera ce soir le premier invité de la nouvelle émission de TF1, « J'ai une question à vous poser » diffusée à 20h50. Il sera face à un panel de cent téléspectateurs représentatifs de la population française.
A retenir dans l’agenda …
Mardi 6 février : déplacement de Nicolas Sarkozy en Saône-et-Loire à la rencontre des habitants des zones rurales.
Mercredi 7 février : réunion publique de Nicolas Sarkozy à Toulon
Dimanche 11 février : réunion de lancement des comités de soutien à Paris



